GUERRES DE LA REVOLUTION.
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IV.
Départ deSmolensk (il août).—Arrivée à Gjat (t6 aotil).—Bataille de la Moskowa (7 septembre).—Occupation (14).—Incendie de Moscou (16).
Les deux ailes étaient victorieuses. On ne pouvait guère douter queSchwarzenberg ne poussât Tormasof jusqu’à Kiew, et si Wittgensteinrecevait des renforts, Saint-Cyr pouvait être secondé par Victor, par lesgarnisons de Wilna, par les levées polonaises. Napoléon donna l’ordre demarcher sur Moscou. Il mit à l’avanl-garde Murat et Davout , depuislong-temps rivaux de talcns et de caractères opposés; il modérait ainsil’ardeur chevaleresque du premier par la prudente valeur du second. Ilmit à droite Poniatowski, à gauche Eugène,et il forma le centre deNey,Junot et la garde.
Pendant son séjour à Smolensk , cette ville avait reçu de riches maga-sins; on l’avait réparée et mise en état respectable de défense. On ylaissa une forte garnison et 160,000 combattans en sortirent impatiensd’atteindre les généraux ennemis.
Platof était à Dukhowszina, Barclay et Bagration occupaient en avantde Dorogobouje un camp couvert par un petit afüuent du Borysthène. Al’approche d’Eugène, Platof se retira sur Bieloi. Cependant l’armée prin-cipale resta d’abord immobile. Murat voulut brusquer l’attaque et tour-ner le camp avec sa cavalerie, mais Davout refusa d’engager son infan-terie avant l’arrivée de l’empereur. Pendant qu’il accourait, Barclay,malgré Bagration et les officiers russes , ordonna la retraite.
Pendant cinq jours, l’armée ennemie rétrograda : brûlant les habita-