m GUERRES DE LA REVOLUTION.
gagement général, on lui enleva lour-à-tour Buntzlau, Lœwemberg,Goldberg, on déblaya l’espace entre le Bober et la Katzbach, on laforça de battre en retraite jusqu’à Jauer. Mais pour obtenir ces avan-tages peu importans, on perdit trois journées précieuses durant les-quelles tout fléchit sur l’Elbe et près de Berlin .
D’un coté, la grande armée combinée, déboucha en Saxe , la droite(Russes et Prussiens) en côtoyant l’Elbe ; le centre (Autrichiens) sur leschemins de Dippodïswalda et Sayda; la gauche (Prussiens ) par lagrande route de Commotau à Chemnitz et Freyberg. Wittgcnslein mas-quant par un détachement le fort de Kœnigstein enleva le camp dePirna , et Saint-Cyr se replia dans Dresde dont l’investissement etl’assaut devinrent imminens.
D’un autre côté, Bernadotte jugeant que Walmoden suffirait pourcontenir Davout, déploya 90,000 hommes en avant de Berlin surla route de Wittenberg, de manière à isoler Magdeburg . Dans lemême temps Oudinot entra en opérations et, pour coordonner son mou-vement avec Ney, il s’avança par la route de Torgau . Les deux arméesopposées manœuvrant suivant deux lignes parallèles, la victoire ap-partenait à celle qui se concentrant la première surprendrait l’autrepar le flanc. Oudinot pensa la saisir. Ses troupes étaient groupées àDahme que son adversaire était encore disséminé de Postdam à Ju-terbogk. Celui-ci se hâta de replier sa tête de colonne, on la suivitlatéralement jusqu’à Baruth, puis au moyen d’un à gauche on gagnaTrebbin dans l’espérance de couper sa retraite. Mais Bernadotte ne selaissa point prévenir, il changea de front l’aile droite en arrière, etlorsque les trois corps français débouchèrent de Trebbin , ils le vi-rent rangé de Postdam à Blankenfeld couvrant toutes les avenues deBerlin .
Oudinot ordonna l’attaque : Bertrand marcha sur Blankenfeld; Rey-nier sur Gtoss-Beeren, le 12' corps, commandé par Guilleminot surPostdam par Ahrensdorf. Les deux premiers emportèrent les positions,mais le troisième avait à faire un long détour avant d’aborder la droiteennemie; elle ne l’attendit point, elle se porta au secours du centre,et tombant sur le flanc gauche des Saxons, elle leur enleva Gross-Bee-ren. Cependant Guilleminot, au bruit du canon, quitta la direc-tion qui lui était assignée pour renforcer Reynier qu’il rétablit dansGross-Beeren.
La nuit suspendit ce combat indécis, le 7 e corps avait perdu i 5 00hommes, ou avait reconnu la force des alliés, on ne pouvait guèreespérer de leur passer sur le ventre et d’atteindre Berlin ; le lendemainon battit en retraite.