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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
culbuté le détachement qui masquait Kœnisgstein, et, se portant surles hauteurs, touchait à Peterswalde, nœud de la grande route et du che-min de Dohna .
A cette nouvelle, il donna l’ordre de battre précipitamment en re-traite, malgré l’aspérité des seules issues qui ne lui fussent point inter-dites. Sa marche fut embarrassée par les convois qu’il abandonna engrande partie, il laissa en outre sur le champ de bataille 3o,ooo morts,blessés ou prisonniers.
On était donc enfin revenu aux beaux jours d’Iéna, de Friedland , deWagram ; il ne s’agissait plus, pour désorganiser l’armée battue, quede mettre le comble à sa déroute en la poursuivant l’épée dans les reins,et de la pousser sous le feu de Vandamme.
Le lendemain, Saint-Cyr, Marmont, Victor s’élancent sur les cheminsde Dohna, de Dippoldiswalde , de Seyda. Murat court au galop sur celuide Freyberg. Napoléon lui-même sort de Dresde par la porte de Pirna .Ils vont harceler les colonnes fugitives, les entasser dans les gorges dontl’issue leur est fermée, les forcer à déposer les armes. Mais à quoi tien-nent les destinées des empires ! Napoléon est à peine à quelques pas dela ville, qu’une indisposition violente le saisit; on le ramène au palais;on le condamne à une journée d’inaction. Journée fatale! qui lui fit per-dre le fruit de la victoire et de la campagne.
Le plan, que le danger de Dresde avait inopinément substitué àcelui qu’il avait si habilement préparé, allait recevoir son développe-ment. Mais aussitôt que sa main puissante en eut abandonné la direc-tion , il n’y eut plus ni précision dans les ordres, ni ensemble dans lesmouvemens.
Le jour suivant, Vandamme, maître de Peterswalde, voyait sous sespieds, au fond de la vallée, Tœplitz où les colonnes de Schwarzcnberget de Barclay, débordées à droite, à gauche, convergeaient en désordre.Les prévenir à ce nœud de toutes les routes, leur présenter une barrièrede feu au moment où les corps qui devaient les poursuivre paraîtraientsur les hauteurs : c’était terminer d’un seul coup la guerre. Vandammese laissa entraîner aux plus brillantes illusions : sans s’assurer s’il y seraitrelevé, il abandonna sa belle position de Peterswalde et il s’élança surTœplitz. Sa témérité fut bien près d’être justifiée par le succès: un deses régimens pénétra dans la ville. Mais les alliés accoururent par leschemins de Dippoldiswalde , de Seyda, et les troupes qui défendaientTœplitz firent une résistance désespérée. L’occasion fut manquée :Vandamme recula jusqu’à Cuhn, d’où il lui eût été facile de se réta-blir sur la crête des hauteurs. Mais il s’obstina à rester en avant-