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CAMPAGNE DE 1813.
Ces dispositions tendaient à pivoter sur l’aile droite, à rompre lecentre des adversaires, à envelopper leur gauche dans les prairies maré-cageuses où se confondent les eaux de la Pleisse et de l’Elster. Ellesétaient fondées sur la probabilité que Schwarzenberg manœuvrait parsa gauche pour rallier Rlucber et couper la route de Mayence.
En effet, le généralissime, après avoir détaché au-delà de l’ElsterGyulai ( 1 5 ,ooo) pour s’emparer de Lindenau , avait jeté toute sa gauchehors de sa ligne d’opération pour la former entre les deux rivières. Soncentre, composé de Kleist et de Wittgenstein s’avançait par la route deBorna, soutenu par les réserves. Sa droite, sous Klenau, suivait cellede Colditz.
La déroute du centre eût entraîné la destruction de la gauche et lamise hors de combat de l’armée entière.
Le 16, une brume épaisse, qui se prolongea jusqu’à 9 heures, retardale feu. Comme Napoléon allait donner le sigual, il fut prévenu. Kleist ,Wittgenstein débouchèrent à-la-fois du ravin de Grœbern, secondés parKlenau qui appuyait à gauche. Tous trois se portèrent avec ardeursurtout le front du centre en appuyant sur le point qui le séparait de ladroite.
Le village de Markleeberg fut enlevé, Augereau, débordé par sagauche, perdit un quart de lieue de terrain: le champ de bataille sem-blait ouvert, mais Poniatowski, mais une division de la vieille gardeaccoururent à l’aide du maréchal et firent reculer l’ennemi. Cependant lamêlée s’engagea sur le ravin de Wachau , depuis la route de Colditz jus-qu’à la Pleisse . Les positions des 2' et 5 ' corps furent prises et reprisesjusqua six fois. Cette scène acharnée finit à l’avantage des Français .Macdonald, opérant par sa droite, comme Klenau par sa gauche, lerompit et déborda les assaillans. L’empereur, toujours prompt à saisirle moment, fit avancer la jeune garde pour entreprendre l’attaque àson tour.
La redoutable colonne deLutzen, de Wagram,se forma de nouveau.Victor, de Wachau, Lauriston , Macdonald à sa gauche, débouchèrentsoutenus par quatre divisions de la garde; précédés par une batterie desoixante pièces appuyée à droite par Mural avec la cavalerie.
Leur choc produisit l’effet accoutumé, Wittgenstein, Kleist plièrent.Murat s’élançant entre la Pleisse et Victor, culbuta les cuirassiersrusses et poussa jusqu’à Grœbern , tandis que l’infanterie couronua lescollines qui commandent les deux ravins. Encore un effort et les coalisés,tournés par leur droite,entassés au fond d’un étroit vallon, vont céderla victoire. Mais l’on est épuisé, et l’ennemi peut remplacer par des trou-pes fraîches celles que l’on a surmontées: il appelle, en deçà de la Pleisse ,