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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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474 GUERRES DE LA REVOLUTION,

une partie de sa gauche ,il fait avancer les réserves. La cavalerie autri-chienne ramène Murat ; les cosaques de la garde chargeant à propos,font une ouverture entre Lauriston et Victor; les grenadiers russes ypénètrent et reportent l’action sur le ravin do Wachau.

jour baissait , on se disputait depuis 8 heures, un étroit espacehorriblement ensanglanté. Napoléon voulut encore tenter une fois la for-tune : il forma de nouveau ses colonnes et fit une dernière irruption surles lignes ennemies; elle échoua et la nuit mit fin au combat sans qu’au-cun des deux partis eût droit à s’attribuer la victoire. Les coalisés res-taient maîtres de Markleeberg. Mais les Français avaient obtenu un succèsplus marqué contre l’extrême gauche qui, s’étant hasardée à passer laPlcisse, avait été presque anéantie.

Toutefois dans leur situation critique, c’était être battu que de n’avoirpoint mis en déroute des adversaires dont chaque instant accroissait lenombre. Ney d’ailleurs avait fléchi. Bertrand, aux prises à Lindenau,avec Gyulai, était resté maître de cette position qui assurait la retraite. Maisle maréchal, n’ayant point vu Blucher paraître, avait disposé des deuxpremières divisions de 3 ° corps entrées en ligne en faveur de Napoléon.Elles arrivèrent trop tard sur la Pleisse , et leur absence se fit sentir d’unemanière funeste, lorsque l’on signala l’armée de Silésie dont trois corpsse déployèrent l’un, par la route de Halle ; l’autre par celle de Dessau ;le 3 e entre les deux premiers. Marinont seul soutint le choc, il résistavaillamment; mais enfin il fut rejeté en deçà de la Partha non sans avoiressuyé d’énormes pertes.

Le lendemain le reste du 3 e corps rejoignit; et Reynier amena à l’ar-mée un renfort de 10,000 hommes; mais du côté des coalisés, Berna-dotte,Benningsen, Colloredo débouchèrent de tous points portant l’arméeassaillante à 3 oo,ooo hommes; 5 o,ooo chevaux ; 1000 pièces de cauon.Il restait à Napoléon fa 5 ,ooo hommes; aü,ooo chevaux; 6oo canons;et il dû s’affaiblir de i 5 ,ooo hommes pour envoyer Bertrand aux défilésde la Saale que menaçait Gyulai.

La disproportion des forces était décisive, et l’on s’est accordé à blâmerNapoléon d’avoir accepté la bataille. Mais les grands capitaines qui sesont élevés par la guerre et que la guerre a renversés, ont tous péri parle souvenir de leurs victoires. C’est en osant qu’ils ont enchaîné la for-tune; ils croient pouvoir oser encore alors que tout a change autour d eux.Le péril était aussi grand à Rivoli qu’à Leipzig ; les temps n étaient plusles mêmes.

Le 18 on s’aborda de toutes parts. Au nord : Ney (6” y» 3 " corps) seforma sur la Partha avec 40,000 hommes pour en contenir 1 5 o,ooo. Aumidi , Napoléon avec 85 ,000 hommes contre a00,000,occupa à-peu-près