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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNE DE 1814,

pas même au nombre. Mortier n’abandonna Lungres à Gyulai que lors-qu’il craignit d’être prévenu à Chaumont par le prince de Wurtem-berg : de même Ney n’évacua Epinal que quand de Wrèdc s’approcha deCharmes , venant de Bambcrvillers. Enfin le mouvement de Bluehcrsur Château-Salins détermina seul Ney et Victor à sortir de Nancy pourse reformer derrière la Meuse . De Wrèdc, en débordant leur droiteparla route de Joinville, les obligea à reculer encore: d’abord à Ligny ,puis à Saint-Dizicr et Vitry, où ils se réunirent à Marinent au mo-ment où Wurtemberg et Gyulai venaient de rejeter Mortier au-delà del’Aube .

II.

OPÉRATIONS SUR L’AUBE ET LA SEINE .

Combat de Saint-Dizier (37 janvier).—Combat de lirienne ( 29 ).—Bataille de la Rotbière (i er fé-vrier).— Combat de Rosnay (a).—Mouvemens autour de Troyes (5-6). — Napoléon à No-gent ( 7 ).

La guerre était portée dans le bassin de la Seine. La route de Bour-gogne qui côtoie l’Yonne, celle de Suisse qui traverse Nogent, Troyes et Bar, celle d’Allemagne qui longe la Marne étaient ouvertes à l’ir-ruption des deux principales armées coalisées. A leur marche vic-torieuse on n’opposait que des débris. Ces généraux, restes de lagrande-armée, devaient succomber. Mais que leur résistance a été glo-rieuse! quelles traditions ils ont laissées! comme à chaque pas ils ontfait voir qu’on n’envahit pas impunément la France .

Us ont succombé mais leur sang n’a point été perdu pour la causede la patrie, et les souvenirs de leur dernière catnpaguc ne sont pas