Buch 
Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
Entstehung
Seite
488
JPEG-Download
 

m GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

concentrèrent à Solcure, d’où l’extrême gauche marcha sur Genève afin de s’assurer la possession de la Suisse entière. Ses autres corps dé-bouchèrent par Belfort, Baume-les-Dames et Pontarlier sur Dijon , Be-sançon et Lure. Des dctacheinens masquèrent Belfort, Besançon ,Auxonne .

Vinrent ensuite les Bavarois qui, au sortir de Bâle , investirentHuningue et s’avancèrent sur Strasbourg . Leur avant-garde entra dansColmar , mais la cavalerie de Victor l’en fit sortir et la replia jusqu’àEnsisheim . Cependant le maréchal, n’espérant point tenir tête auxniasses formidables qui pressaient son flanc droit, ne songea qu’à opérersa retraite en bon ordre. U concentra à Molsheim son faible corps d’ar-mée et se retira au-delà des Vosges par Sainte-Marie-aux-Mines ; sagauche évacua l’Alsace par Saverne et Château-Salins . En même tempsles corps du prince royal de Wurtemberg et de Wittgenstein y pénétrè-rent , le premier au-dessous de Bâle, le second en face d’Haguenau : cedernier étendit sa droite jusqu’à Lauterbourg pour communiquer avecl’armée de Silésie qui avait aussi passé le Rhin : la gauche (Sacken),près de Manheim ; le centre (Langcron et York), à Càub; la droite(Saint-Priest), au-dessus de Coblentz . On débordait partout au momentoù Marmont s’ébranlait pour prendre le commandement général et serabattre, en remontant le Rhin , sur le flanc droit de Schwarzenberg. Sonmouvement ne put avoir lieu; ses colonnes, coupées dans leur marche,furent repliées sur la Sarre. U avait cependant été imprimé à toute far-inée : Ney partit de Nancy pour occuper Epinal ; Mortier courutde Namur à Langres; Macdonald fut rappelé de Nimègue sur laMarne .

La frontière se trouva ainsi dégarnie depuis Genève jusqu’à Goreum.Mais'l’effort des coalisés se porta d’abord à l’entrée du bassin de la Seine .Les Autrichiens occupèrent Dijon, Vesoul , Gray, pour arriver ensuiteà l’Aube et à la Marne . D’autres colonnes , pour assurer leur flanc droit,s’avancèrent au-devant des maréchaux français: Gyulai, par Vesoul pour contenir Mortier; Wurtemberg, par Remiremout à Epinal pourrencontrer Ney.

Cependant de Wrèdc s’attacha aux pas de Victor, dont Wittgens-tein tournait la gauche en gagnant par Haguenau, Lunéville . EnfinBluchcr, appuyant à gauche, déborda la droite de Marmont, le rejetad’abord sur Metz puis sur Verdun , laissa York autour des places de laMoselle , Saint-Priest dans le Luxembourg , pour appuyer l’invasion dela Belgique, et, traversant Saint-Avold, Château-Salins , vint parNancy et Toul , faire sa jonction avec la droite de Schwarzenberg.Les maréchaux disputèrent la sol français pied à pied et ne cédèrent