GUERRES DE LA REVOLUTION.
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ner une division de la vieille garde; il la plaça, comme une muraille,à cheval sur la route de Château-Thierry , puis il refusa sa gauche, ren-força sa droite, épiant le moment de la déployer offensivement, et fitvoltiger sa cavalerie sur le flanc gauche de Sacken pour l’inquiéter sursa communication avec les Prussiens.
Ainsi le général russe fut en même temps attiré d’un côté dans levallon du Morin, par les progrès appareils de sa droite, et obligéd’étendre sa gauche sur le plateau, de peur de la laisser déborder.Bientôt il fut entraîné à dégarnir le centre au profit des ailes. Et aprèsavoir nettoyé le vallon du Morin, il engagea la mêlée devant Marchais,dernier appui de la ligne française.
C’est le moment que Napoléon attend, il fait passer à droite et àgauche de la ferme des Greneaux l’élite de sa garde, qui débouche aupas de charge, sur le centre qti’on avait vu peu-à-peu s’affaiblir. Cesvétérans qui, depuis tant d’années, restaient immobiles au fort des ba-tailles, maintenant que le malheur des temps les rendait immédiate-ment nécessaires, portaient avec eux l’épouvante; ils firent au milieudes Russes une large trouée et les menèrent battant jusqu’à l’Epine-au-Bois où ils s’établirent. La gauche de Sacken perdit contenance et sejeta à travers champs sur la route de Château-Thierry . Pendant ce tempssa droite prit et reprit trois fois Marchais, que définitivement elle oc-cupa, croyant avoir assuré la victoire. Elle fut promptement détrompée.Napoléon, renforçant de deux bataillons de vieille garde les troupesquelle venait de pousser, leur ordonna de retourner à la charge. Al’approche de ces bataillons commandés l’un par le maréchal Lefebvre,l’autre par le comte Bertrand, les Français s’élancèrent transportés d’ardeur.Marchais fut enlevé pour la dernière fois et les Russes chassés pied à piedjusqu’à Pomesonne. Là, tandis qu’ils s’efforçaient de tenir ferme,une division de cavalerie, qui se rabattait sur eux, de l’Epinc-au-Bois, les atteignit à revers, les rompit, les mit en déroute dans la direc-tion de Vieux-Maisons.
Cependant York survint à Fontenelle au moment même où la gauchede Sacken vidait précipitamment le champ de bataille. Dans l’espoir dedégager la droite de son collègue, le général prussien porta sur Mont-mirail neuf bataillons. Mais Mortier était là qui les culbuta; ils se re-formèrent et tentèrent une seconde attaque; rompus plus rudementencore ils se jetèrent en désordre dans Fontenelle, qui leur resta néan-moins, et devant lequel le maréchal prit position.
Le lendemain Napoléon reçut le renfort d’un corps de cavalerie queMacdonald lui envoya de la Ferté-sous-Jouarre. Il le laissa à Vieux-Maisons avec une division de la garde. Une autre division resta dans