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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNE DE 1814.

Montmirail prête à soutenir au besoin le détachement de Marmont.Ces dispositions prises, Napoléon se retourna contre York. Les Prus-siens étaient gravement compromis : Sacken derrière eux, gagnait con-fusément la Marne , il fallait tenir bon , pour le laisser s’écouler et l’onavait à craindre d’être devancé par Macdonald à Château-Thierry . L’ar*mée française, en deux colonnes, par Yiffort et Montfaucon, les poussad’abord pied à pied, puis les déposta brusquement des Caquerets; à cemoment Ney se détacha à droite, avec quatre divisions de cavalerie ets’élança au galop sur Blesmes pour couper la route d’Epernay. Yorkne songea plus alors qu’à passer en toute hâte le pont de Château-Thierry . Couvert par une brigade couronnant les hauteurs de Nesle ilcommença le défilé ; mais cette troupe fut abordée si vivement qu’onl’entassa en désordre à l’entrée du pont; après avoir inutilementtenté de former quelques bataillons , il prit le parti de l’in-cendier et de laisser prendre prisonniers plusieurs milliers d’hommesqui n’opposaient plus aux charges de la cavalerie que leur masseinerte.

Cependant Macdonald ne dépassa point la Ferté-sous-Jouarre. Danssa marche il jeta à travers champs à Crouy un détachement prussien quiéclairait la rive droite et qui rejoignit, à Oulchy, les deux généraux bat-tus. Ceux-ci se séparèrent poursuivis par Mortier; Sacken se porta àl'ère en Tardenois ; York à Fismes .

Des cinq corps dont se composait l’armée de Silésie , celui du centreétait anéanti; ceux de la tête désorganisés, rejetés au-delà de la Marne ;restait l’arrière - garde composée des corps de Kleist , d’une par-tie de celui de Langeron et commandée par le général en chef en per-sonne.

Blucher ayant attendu à Bergères l’effet de la jonction de ses deuxlieutenans, imagina enfin qu’elle avait été contrariée, et se miten mouvement pour les dégager. Marmont recula en bon ordre àtravers la forêt d’Etoges; arrivé à Fromeutièrcs il appela l’aide de Na-poléon .

L’empereur accourut, ébranla les corps qu’il avait échelonnés sur laroute de Montmirail , pressa la marche d’une division récemment en-trée en ligne qu’Oudinot, voyant Schwarzenberg étendre sa droiteavait envoyée de Provins à Sézanne, et donna l’ordre de reprendrel'attaque à Marmont dont la retraite s’était prolongée jusqu’à Vau-cluunps.

La direction que prenait le maréchal indiquait assez que les Françaisétaient encore maîtres de Montmirail , mais Blucher était loin de croireque cette poignée d’hommes se fut complètement débarrassée de Sacken

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