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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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m GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

ser en avaîit, animé de l’espoir de mettre à profit la séparation des for-ces alliées.

Plus de 60,000 combattans s’ébranlèrent. Le gros de l’armée parla route de Nangis; Pajol et Paclhod, par celle de Melun à Monte-rcau. Sur l’autre rive où il avait relevé Treilliard et Charpentier ,rappelés par l’empereur, Allix déboucha de Melun sur Fontaine-bleau .

A Nangis, Victor formant tête de colonne, devait tourner à droiteet saisir brusquement Montereau , soutenu par Gérard et la garde ;Macdonald, et Oudinot avaient ordre de menacer l’un Donnemaric,l’autre Provins .

Au sortir de Guignes, Victor se trouva en présence de l’ennemi.C’était Pahlen qui, suivant les dispositions du généralissime, battaitdéjà en retraite. A la vue du déploiement de l’armée française, l’officicrrusse se couvrant d’un rideau de tirailleurs mit l’infanterie en carrés,la ilanqua par la cavalerie et précipita sa marche. On l’atteignit, on dé-borda ses ailes et l’artillerie de la garde, accourant au grand trot, fou-droya le corps de bataille. Au Grand-Puy le feu des batteries démolitles carrés en même temps que la cavalerie, succombant sous descharges réitérées, se dispersa à travers champs, l’infanterie déposa lesarmes.

Victor 11’avait plus qu’à poursuivre; mais la route était hérisséed’obstacles. A Bailly il se heurta contre une division bavaroise qu’ildispersa, partie sur Donnemarie , partie sur Yaljouan. Vers ce der-nier village scs débris rallièrent celle qui occupait Villencuve-le-Comte etil fallut combattre encore. O11 manœuvra de manière à envelopper l’en-nemi; mais une charge de cavalerie sur sa gauche, qui devait intercep-ter la route de Donnemarie , ayant manqué, les Bavarois se replièrentsur cette ville.

Cependant ces incidens avaient retardé le maréchal. Il était nuit lors-qu'il arriva à Salins où il fit halte, n’espérant plus pénétrer jusqu’àMontereau qu’il était si important d’occuper d’emblée.

Dans cette même journée, Oudinot parvint à la Maison-Rouge,sans que Wittgenstein eut cherché à lui tenir tête. Macdonald poussajusqu’à mi-chemin de Nangis à Provins . Pajol replia sur Valence lespostes wurtembergeois; Allix reprit Fontainebleau ; enfin Marmont pourrentrer dans le mouvement général et déblayer le vallon du grandMorin, se porta à Réveillon . Le soir l’extrême droite de l’ennemi occu-pait Sczanne; Wittgenstein était eu position à Sorduu; de Wrèdc re-passait le pont de Bray ; Wurtemberg se disposait à défendre Montereau ;