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CAMPAGNE DE 1815.
clial; dcjWrède (29,000) marcha contrejGérard, Wittgenstcin(21,000) con-tre Oudinot. Celui-ci était chargé de tourner l’extrême gauche des Fran-çais , de leur enlever le pont de Dolencourt sa seule retraite, de re-jeter l’aile gauche sur le centre et de les acculer l’un et l’autre auxmurs de Bar. Il fallait toute la fermeté de troupes éprouvées pour résis-ter à une attaque imprévue, soutenue de moyens si formidables. Mal-gré le désavantage de la position, malgré l’absence de leur artillerie,elles repoussèrent toutes les charges de l’ennemi et réussirent à passerl’Aube en bon ordre. La retraite générale s’opéra sur Troyes ; cependantMacdonald n’évacua Bar-sur-Seine qu’à la suite d’un vif engagement.Oudinot, arrivé le premier sous les murs de Troyes , se rangea autourde la ville et laissa en arrière-garde, à Bourenton et Laubressel, Gérardqui fut attaqué à-la-fois par Wittgenstein et de Wrède, Gérard cédant à desforces si supérieures, se retira à Saint-Parre-aux-Tertres et Macdonald sur-venant par la rive gauche de la Seine, ordonna d’évacuer la ville. On reculapied à pied jusqu’à Nogent et Bray; Allix ne quitta pas Auxerre , et lescoalisés, se déployant dans le même ordre que précédemment, prirentleurs quartiers entre la Seine et l’Yonne sans chercher à forcer le passagede ces deux rivières.
Ils restèrent immobiles pendant dix jours, au bout desquels Schwarzeu-berg, présumant que Saint-Priest, en s’établissant solidement à Reims ,interdirait à Napoléon le retour sur Epcrnay et Châlons , ordonna unmouvement contre la gauche de Macdonald dans le but de dégager laroute de Sézanne et d’éclairer celle de Château-Thierry .
Wittgenstein passa l’Aube et la Seine à Anglure et Pont; après quoi,il replia de Villenoxe-la-Grande les avant-postes français , et débouchapar Cliâlantre sur Saint-Martin de Chenestron , tournant ainsi la forêtde Sordun dont il faisait cependant observer l’entrée directe. Il enga-gea à Lécbelle un combat avec le corps d’Oudinot qui resta maître dela position. Néanmoins Macdonald, de peur d etre débordé, fit unchangement de front en arrière sur sa droite en passant par Monte-reau, Donncmarie et la Maison-Rouge. La cavalerie, pour flanquerl’aile gauche, occupa en masse Rouilly et Cucharmois.
Mais Schwarzenberg apprit en ce moment la déroute de Saint-Priest etl'arrivée de Ney et de Vincent à Châlons et Epernay . Il ne douta point queNapoléon n’eût dessein de manœuvrer sur son flanc droit, et il rappelatoutes scs forces pour les échelonner sur l’Aube et les opposer, grou-pées d’une manière compacte, aux têtes des colonnes dont il pres-sentait le retour. Quelques postes restèrent sur la Seine et l’Yonne
et l ^ c forts partis furent jetés sur toutes les avenues de la vallée de laMarne.
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