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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
VII
Passage de l’Aisne par Blucher ( 18 ).—Reprise de Reims par les coalisés ( 20 ).—Napoléon à Vitry (aa).—Jonction des coalisés (a3).—Leur marche sur Paris (23).—Bataille de lere-Champenoise(a5).—Combat de Claye et de Villeparisis ( 28 ),—Bataille de Paris (3o).
L’armée française avait échoué contre Schwarzcnberg à Arcis, commeà Laon contre Blucher . Celte combinaison qui la portait tour-à-tour surles deux grandes masses ennemies était désormais épuisée, mais elleavait produit un résultat dont il était encore temps de tirer des consé-quences décisives. Blucher avait perdu sa ligne d’opération et se trou-vait séparé des Austro-Russes par un vaste intervalle dans lequel tousles corps français étaient libres de leurs mouvemens. Deux partis seprésentaient. Rétrograder sous Paris pour y courir la chance d’une der-nière bataille; marcher en avant , attirer Schwarzenberg , dont les ma-nœuvres dénotaient le dessein de ne point laisser déborder sa droite,soulever les braves populations de l’Est et reporter la guerre sur lesderrières de l’ennemi.
Ce fut à cette dernière détermination que l’empereur s’arrêta. Politi-quement, l’évènement l’a condamnée; militairement, deux circonstancesfunestes en eussent rendu le succès douteux : l’échec éprouvé par luidevant Vitry et les faux mouvemens de l’aile gauche commandée parMarmont.
Ce maréchal, attaqué à.Béry au-Bac et Ponlavairc, après la der-nière évacuation de Reims , défendit vigoureusement ces deux débou-chés de 1 Aisne; mais l’ennemi ayant été chercher un passage à Asfeld tourna sa droite et le força de se retirer à Fismcs. Sa retraite entraîna
a
celle de Mortier qui, sur son ordre, était accouru de Soissons à Reims •pour le soutenir.