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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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522 GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

Bondy par le corps de Wittgenstein ; les gardes et les réserves comman-dées par Barclay de Tolly formèrent le centre de l’attaque. A gauche,Wurtemberg et Gyulai se disposèrent à passer la Marne à Lagny, afinde gagner Charcnton et de compléter au nord l’investissement de Paris .

Dans cette même journée, Mortier et Marmont, après s’être séparés àNangis et réunis à Brie-Gomte-Robert, débouchèrent par le bois deYincenneset prirent position le premier sous Montmartre , le second auxprés Saiut-Gervais, Belleville, Bagnolet et Charonne.

D’un autre côté, Napoléon arriva à Troyes avec la cavalerie de lagarde. Après avoir chassé de Doulevcnt un corps austro-russe, il étaitrevenu sur ses pas pour battre Winzingerode à Saint-Dizier . C’est làqu’il reconnut la grande manœuvre des coalisés et qu’il se détermina àse porter au secours de Paris .

Le 3o mars 1 81 4 » Paris fut menacé par trois colonnes fortes ensem?ble de i 4 o,ooo hommes.

Mortier opposa à l’aile droite ïo,oqo hommes; Marmont au centrei i,ooo hommes. Pour contenir l’aile gauche, il n’y avait que le fort deYincennes que liait aux murs du faubourg Saint-Antoine une batteriede a.8 pièces servie par les élèves de l’école Polytechnique ; un tambouren palissades couvrait le pont de Charenton, défendu par les éjèyes del’école vétérinaire d’Alfort . Des tirailleurs de la garde nationale s’étaientrépandus sur tout le front d’attaque et le maréchal Mpncey avait réunien avant de la barrière de Clichy des détachemens des diverses légions.

Ces forces montaient à peine à 25,ooo hommes, elles soutinrent ho-,norablement le choc; mais avant le milieu de )a journée la, plupartdes positions étant enlevées, on ouvrit des négociations qui se terminè-rent par une convention en vertu de laquelle les troupes durept se re-tirer à Fontainebleau , avec tout le matériel quelles pourraient enleverjusqu’au lendemain à six heures du matin.

Pendant le combat, l’empereur après avoir marché militairementjusqu’à Villeneuve-l’Archevêque monta dans une chaisse de poste ac-courant à Paris où sa présence eût fait surgir 5o,ooo hommes. Il ar-riva trop tard : à quelques lieues au-delà d’Essone il rencontra la tête decolonne en marche sur la route d’Italie . U lui restait la ressource de con-centrer à Fontainebleau lés 20,009 hommes qui évacuaient Paris et les3o,ooo qu’il ramenait de la Haute-Seine , puis d’offrir la bataille sous lesmurs de la capitale. Peut-être l’ennemi ne se fut-il point hasardé à com-battre, adossé à une immense ville dont }a colère eût pu l’anéantir ; maislesévènemens politiques dominèrent les combinaisons de la guerre. Le sé-nat prononça la déchéance de Napoléon , Marmont prit parti pour unefraction d’assemblée qui délibérait sous les baïonnettes étrangères. Il