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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNE DE 1814: 521

pliait devant l’avant-garde de Kleist et d’York et se retirait de Montmi-rail à Rebais,

An point du jour, Marmont partit d’AHement ; mais d’autres difficul-tés étaient survenues. Il y avait à Sézanne un millier d’hommes queCompans venait d’amener de Paris ; cette troupe qui avait semblé suffi-sante pour assurer la retraite avait été dépostée par la cavalerie deKleist et d’York. On était donc complètement investi ; il fallut sefrayer le passage, ce que l’on lit bravement ; après quoi l’on prit àMœurs quelques heures de repos. Cependant les deux généraux prus-siens s’étaient rendus directement de Montmirail à la Ferté-Gaucher,d’où Compans et Vincent avaient été repliés sur Coulominiers. C’étaitencore un combat à livrer. Mortier essaya d’enlever la position pen-dant que Marmont faisait face vers Esternay à l’avant-garde des colon-nes qui le poursuivaient. Le premier éprouvant trop de résistance,l’un et l’autre se retirèrent par Provins à Nangis.

Les coalisés avaient le champ libre, Napoléon s’était placé volontai-rement sur leurs derrières. La journée désastreuse de Fère-Champenoiseavait jeté hors de leur chemin les débris de Mortier et Marmont. Com-pans seul se trouvait devant eux avec une poignée d’hommes qui se re-crutait de quelques gardes nationaux.

Ce général était le même qui, 18 mois auparavant, enlevait les redoutesde Schwardino et le redan de Semcnowskoi. Ses habiles dispositions sau-vèrent Paris d’une occupation par surprise, en donnant le temps auxdeux maréchaux de passer la Marne à Cliarenton et de se déployer enavant de l’enceinte du nord.

Pour éviter l’encombrement et laisser à Schwarzcnberg la route deCoulommiers, Blucher, appuyant à droite, se transporta sur celle de laFerté-sous-Jouarre. Sa tête de colonne fut arrêtée à Saint-Jean-les-deux-Jumeaux, par Vincent qui, après un assez long engagement, reculajusqu’à Trilport et incendia le pont.

Le lendemain, l’ennemi rétablit le passage,et Compans évacua Meauxpour prendre position à Claye où il reçut quelques renforts. Attaqué etforcé, il se reforma vers Monsaigle, où il se maintint plus long-temps;mais enfin débordé par sa gauche, il replia sa ligne à Villeparisis où ilsoutint avantageusement le combat jusqu’à la fin du jour. A la nuitil traversa la forêt et fit balte à Bondy .

Le lendemain, pour le soutenir, les dépôts de la garde s’avancèrentjusqu’à Pantin; mais, au lieu d’ouvrir le feu, l’armée de Silésie prit lechemin de Villepinte à Aulnay et marcha sur le Bourget; toutes lestroupes alors se replièrent sur Paris . Blucher continua à s’étendre par1“ droite pour s’appuyer à la Seine ; il fut relevé sur la route de