CAMPAGNE DE 1814.
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Après quelques jours de halte durant lesquels on chercha vainementà passer l’Adour près de son embouchure, Hill appuyé par le feu detoute la ligne, tourna Sauveterrc et rejeta les Français au-delà duGave de Pau. Il ne s’agissait plus que de déterminer leur retraite soitsur Toulouse, soit sur Bordeaux. Wellington investit Bayonne , lançaHill de Sauveterre à Orthez , et Beresford sur la rive droite du Gavede Pau à son confluent avec l’Adour. Ces mouvemens mettaient lemaréchal en demeure ou de s’enfoncer dans les Landes , ou de portertoutes ses forces sur sa gauche, et de manoeuvrer au pied des Pyrénées .Ce dernier parti qui le coordonnait avec Suchet et Augereau était pré-férable, il le choisit et il se concentra autour d’Orthcz. Soit désir desauver ses magasins, soit espoir de contenir Hill d’un côté du Gave etde battre Beresford sur l’autre rive, il se mit en bataille la gauchedans la ville, le centre à cheval sur la route de Bayonne , la droite lelong du chemin de Dax . Cette disposition oblique, indiquée par la na-ture des lieux renfermait un vice qui n’échappa point au général en-nemi. Battue, l’armée ne pouvait se replier que sur Saint-Sever, parceque Hill était prêt à saisir la route de Pau , et elle avait à franchir lepont de Sault-Navailles, dont la droite était plus rapprochée que lagauche. Il suivait de là que les assaillans, portant leur effort contrel’aile droite, avaient la chancp de la culbuter, de l’acculer au défilé etde compromettre la retraite de la ligne entière. Ce fut dans ce sensque Wellington dirigea l’attaque. Lorsque Soult, après une longue etsanglante lutte, se fut convaincu qu’il prenait l’ascendant sur le pointdécisif, il ne combattit plu: - , que pour se mettre en sûreté au delà duLuy. Ce mouvement s’opéra sans désordre et les pertes s’élevèrent depart et d’autre de 2 à 3ooo hommes.
A Saint-Sever, Soult au lieu de gagner Mont-de-Marsan remontal’Adour pour prendre position à Aire et revenir sur les Pyrénées . Lesvainqueurs incertains tâtonnèrent en le cherchant partout; enfin leuraile droite atteignit à Aire son arrière-garde. Il y eut un combat in-décis durant lequel l’armée continua à manœuvrer sur l’Adour. Wel-lington dans le dessein de la jeter en désordre hors de toutes les routes,dans les gorges des Pyrénées , la côtoya en pressant en même tempsla queue de la colonne. Mais il fut prévenu; à la suite de deux combatslivrés à Yic-Bigorre et Tarbes, Soult s’affermit sur la chaussée de Saint-Gaudens par où il gagna Toulouse .
Cependant Beresford, profitant du dégagement des chemins qui tra-versent les Landes, s’était porté à Bordeaux où son entrée avait étéle signal d’une manifestation éclatante en faveur des Bourbons. H laissadans cette ville une division, et rejoignit sur la Garonne le général en