Buch 
Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
Entstehung
Seite
531
JPEG-Download
 

CAMPAGNE DE 181*.’

521

XII.

SIÈGES ET BLOCUS DES PLACES.

Capitulation d’Huningue (14 avril).—Mouvemens autour deMetz (26 mars au 3 avril)—Réductionde Wittemberg (i3 janvier).—De Custrin (3o mars).—De Glogau (10 avril).

De toutes les places qui faisaient partie de l’empire français et dontil n’a point été question précédemment, lluningue seul fut sérieuse-ment assiégé par un détachement de l’armée de Bohême. Les tranchéesfurent poussées jusqu’au mur de contrescarpe. A ce moment l’abdicationde l’empereur étant connue, Barbanègre crut devoir éviter l’assaut enpermettant aux ennemis d’entrer dans la place dont ils firent le servicede concert avec la garnison.

Le blocus des autres villes ne donna lieu à aucun fait remarquable,sauf celui de Metz que Durutte rompit pour se mettre en campagne. Cebrave général poussa jusqu’à Thionville et Luxembourg , en tira destroupes et avec 6000 hommes, il manœuvra pour coopérer au grandmouvement que l’empereur avait préparé sur les derrières de l’ennemi,lorsque la bataille de Paris changea toutes les dispositions; alors il sereplia sous le canon de Metz .

Grenoble, Besançon, Strasbourg, Landau, Mayence, Valenciennes et Lille , ces boulevards de la frontière de l’Est et du Nord, étaient en-core intacts et renfermaient des garnisons qui avaient eu le temps des’instruire et qui brûlaient de prendre une part plus active aux opérationsde la campagne.

Outre-Rhin; Wesel, les citadelles de Wurtzburg et d’Erfurtb furentseulement investies. A Magdeburg, Lemarrois (18,000); à Hamburg ,Davout (j5,ooo), firent de glorieuses sorties, soutinrent de vifs com-bats sans fruit pour la cause commune, et dont le souvenir ajoute auxregrets qu’inspire l'éloignement de ces braves soldats, de ces générauxconsommés, dont le sang eût été mieux employé sur les bords de la

SA