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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNES MARITIMES.

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EVENEMENS

MARITIMES ET COLONIAUX.

A la lin du règne de Louis XVI , la situation de la marine royaleétait à peine inférieure à celle de scs plus brillantes époques. y 3 vais-seaux de haut-bord, '69 frégates, des corvettes, bricks, etc., en nombreproportionné, protégeaient un ricbe commerce avec le Levant, les Gran-d-In des et le Nouveau-Monde. Les marchés de la Méditerranéè rece-vaient avec une faveur marquée les produits de l’industrie nationalequi, à elle seule, embrassait la moitié des transactions entiie les Orien-taux et fèS comptoirs européens. Sur les côtes de l’Indostan, la compa-gnie anglaise avait jeté les fondemens dé sa prodigieuse puissance, maisla suprématie ne lui était pas alors tellement acquise, qu’on ne pût es-pérer de là lui disputer encore. Mais c’était surtout aux Antilles que laprospérité coloniale semblait arrivée à son plus haut terme. Saint-Do-mingue seul était le centre d’un mouvement d’importation et d’exporta-tion, dont la somme en 1789 excédait 700 millions de francs.

Celle marine, ces colonies florissantes ont péri sous les coups redou-blés de l’Angleterre, secondée dans son active inimitié par la fureur etl’aveuglement des partis.

Contrairement à l’opinion accréditée par quelques historiens, le corpsdes officiers de la marine avait moins perdu par l'émigration que ceux deterre. Il en restait trois fois plus qu’il n’en fallait pour former tous leséquipages de la flotte, mais on n’y songea pas. Ce n’était pas du côté dela mer qu’on croyait courir des dangers; les arméniens faits au commen-cement de 1793 a Toulon avaient moins pour objet d’aider l’armée de terre