5Z.K GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
que de faire des parades diplomatiques telles que celles de Gênes etde Naples . ( i)
MEDITERRANEE.
Nous avons vu (page i 5 ) comment la présence des vaisseaux fran-çais facilita le passage du Var . C’était l’escadre du contre-amiral Tru-guet; forte de 9 voiles elle mouilla devant Nice (28 septembre 1792'; etdécida les corps piémontais à battre en retraite. Le mois suivant (24 octo-bre), elle bombarda Oneille, dont le port servait de refuge aux piratesqui infestaient le littoral du midi. La place fut occupée et ce coup demain tint en respect Gênes , dont le sénat inclinait à prendre parti pourla coalition. La cour des Deux-Siciles fut pareillement contenue par l’es-cadre du contre-amiral Latouche-Tréville qui, bravant 4 °° pièces enbatterie, força l’entrée du port de Naples (1G décembre), déployadix vaisseaux sous les murs du palais et fit présenter au roi, par unsimple grenadier, une lettre où il exigeait la reconnaissance de l’ambas-sadeur républicain et la promesse d’une stricte neutralité. Ferdinand litau modeste parlementaire un accueil solennel et s’obligea à ce que l’ondemandait de lui.
A la suite de ces expéditions de médiocre portée, les deux divisionsnavales commandées en chef par Truguet, cinglèrent, l’une de Naples ,l’autre de Gênes, vers la Sardaigne dont on avait dessein de s’emparerpour contraindre à la paix le cabinet de Turin . Battus par de violentestempêtes, les vaisseaux se dispersèrent et, pendant plus d’un mois, laconcentration des forces républicaines fut incessamment contrariée. En-fin (28 janvier 1798) on mouilla dans la rade de Cagliari et, après une
(0 H n ’y eut qu'une diversion, celle de Sardaigne qui échoua non par défaut de la marine,l’escadre de l’amiral Truguet était parfaitement montée, mais par l’indiscipline des bataillons mar-seillais qui formaient le corps d’expédition.
I.es perles essuyées par le corps des officiers de vaisseaux par suite de la trahison d’Hubertet de Trogof, sont postérieures à cette époque et n’ont point été aussi sensibles qu’un l’a dit dans letemps. Qu’on consulte les annuaires de la marine de 1792 et iSor et l’on verra combien peu demarins distingués l’émigration enleva.