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Tome premier.
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CHAP. II. CAMP. DE 1796 EN ITALIE .

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sion. Au lieu de m’aventurer sur Inspruckpour courir après la droite de Moreau, dontje n'avais pas de nouvelles, il fallait à la foisprofiter du faux mouvement de l’ennemi, etne pas lui laisser le loisir de détruire lestroupes restées devant Mantoue . Dès le 6,je dirigeai Masséna et Augercau par Levico dans la vallée de la Brenta , afin de masquerce mouvement et de contenir Davidowich:Vaubois fut laissé sur le Lavis. Le 7 au ma-tin, l’avant-garde d’Augereau rencontra àPrimolan un détachement de trois batail-lons ennemis, qui barrait le passage des gor-ges de la Brenta. Après un combat assez vif,ce détachement, expulsé de Primolan et dufort de Covolo, gagné de vitesse par un ré-giment de dragons qui lui barra le défilé, futentouré et obligé de mettre bas les armes :nous avançâmes jusqu’à Cismone.

Affaire de Bassano .

Wurmser avait déjà atteint Bassano; mais,voyant qu’au lieu de trembler pour mes pro-pres communications, je marchais sur lessiennes, il ne sut ni avancer ni reculer àpropos. De tous les partis qu’il avait à choi-sir , il adopta le plus mauvais, c’est-à-direqu’il s’arrêta à Bassano pour attendre l’évé-nement. Son armée s’établit sur des hau-teurs en avant de la ville, l’avant-garde àSolagna et Campo-Lungo. Le 8, à sept heu-res du matin, nous attaquâmes cette avant-garde, qui fut rejetée en désordre sur Bas-sano . Arrivés devant la ville sur les pas desfuyards, nous l’enlevâmes de vive force.L’ennemi ne sut où donner de la tête :Wurmser, avec la gauche de son corps debataille, se retira sur Fonteniva, où il passala Brenta , et se dirigea sur Vicence. Quas-danowich, avec la droite, ne put plus ga-gner la Brenta, et dut se replier sur leFrioul. Cette affaire fit tomber entre nos

mains 2 mille prisonniers, so canons et uneimmensité d'équipages.

Wurmser se jette dans Mantoue .

Il ne restait plus à Wurmser que u millehommes entièrement désorientés et jetésdans un pays dont nous tenions toutes lescommunications ; je pouvais espérer de leurfaire mettre bas les armes. Je manœuvraide façon à leur fermer toutes les issues.Augereau marcha sur Padoue ; Masséna serendit à Vicence ; le général Sahuguet, quicommandait la division Serrurier, reçutordre de profiter de la topographie difficiledu pays, entre Legnago et Mantoue , pourempêcher Wurmser d’approcher de cettedernière place. Mes mesures semblaient bienprises ; une faute de Sahuguet m’empêchad’obtenir un succès complet.

Wurmser s’était rendu de Vicence à Le-gnago; n’imaginant pas que mes troupes,après les marches fatigantes qu’elles venaientd’exécuter, fussent encore en état d’en fairede forcées, il crut pouvoir impunément sé-journer le 10 à Legnago pour laisser reposerles siennes. Ce retard aurait dû lui devenirfatal ; Masséna avait passé l’Adige à Ronco,le 10 au soir, après des difficultés inexpri-mables causées par la pénurie des embarca-tions. Il se trouvait ainsi en mesure de cou-per aux Autrichiens la route de Nogara.A cet effel, le 11 au matin, son avant-gardese mit en marche; mais, trompée par unguide, au lieu de se rendre directement àSanguinetto où elle pouvait plus sûrementdevancer la tête de la colonne ennemie, ellefut conduite à Cerea. Elle y trouva l’avant-garde de Wurmser, qui s’était aussi mise enmarche le il au matin, après avoir laisséune garnison dei7 cents hommes à Legnago.Les Autrichiens étaient plus nombreux; nostroupes furent ramenées avec perte, et la

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I.