CH AP. Y. CAMPAGNE DE 1799.
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s décembre, une renonciation à ses droitssur le Piémont , en se bornant à stipulerquelques mesures de sûreté personnelle,jusqu’à son arrivée en Sardaigne , où ils’exilait, disait-on, volontairement. Mais, àpeine arrivé à Livourne , il publia une pro-testation solennelle contre un acte arrachépar la force.
Le défrônement de ce souverain ainsiopéré sans secousse, Joubert avait dirigéune division sur Florence , lorsque de nou-velles protestations d’attachement du grand-duc de Toscane , et peut-être aussi les ordresdu Directoire , retinrent son bras prêt àfrapper. Toutefois la division occupa Li-vourne et une partie du grand duché. Cer-tain alors de la soumission de toute l’Italie ,Joubert se hâta d’annoncer à Championnetqu’il pouvait prendre l’offensive à son tourcontre les Napolitains, et lui envoya desrenforts.
Ferdinand s’enfuit en Sicile .
Le mauvais succès de l’expédition deRome avait tellement rempli de terreurl’âme de Ferdinand, qu’il partit de Naples le 21 décembre, et s’embarqua de nuit pourla Sicile , avec autant de précipitation et dedésordre que si les Français eussent été auxportes de sa capitale.
Championnet s’empare de Naples .
Ce ne fut pourtant que le s janvier queChampionnet passa le Yolturne et investitCapoue , en attendant les nouvelles de sagauche qui, sous les ordres de Duhesme,devait soumettre Pescara et arriver par Sul-mona. Au centre, la division Lemoine seportait sur Popoli , y culbutait le corps deGambs, et s’avançait sur Venafro; àl’extrême droite, Kellermann et Rey mar-chèrent par Itri sur Gaëte , place impor-tante qu’un vieillard octogénaire leur rendit
lâchement sans coup-férir avec une bellegarnison de 3 mille hommes.
Une insurrection générale, ordonnée parla cour et par les prêtres, faillit changer laface des affaires, car Championnet se vit lui-même assiégé dans son camp sous Capoue .Mais le gouvernement provisoire, confié parle roi au prince Pignatelli, avait si peu laconfiance du peuple insurgé, que loin desonger à attaquer Championnet, il se hâtade conclure un armistice qui nous donnaitCapoue , Bénévent et deux millions. A cettenouvelle, le peuple irrité accuse de trahisonet Mack et le gouvernement provisoire ; ildésarme les troupes de Damas, qui revien-nent d’Orbitello par mer : des détachementssont même envoyés pour arrêter Mack. Pi-gnatelli éperdu demande à celui-ci destroupes d’élite, dont il veut se servir contrela multitude déchaînée, au lieu de les op-poser aux Français . Le peuple arrête etdésarme la brigade Dillon envoyée à ceteffet. Mack, alarmé de cette effervescence,ne voit de salut pour lui qu’en venant cher-cher un refuge dans le camp de Champion-net, où il se constitue prisonnier le 15 jan-vier.
Championnet, ayant réuni alors toutesses divisions, s’avança sur la capitale. La po-pulation de cette ville et des environs, ex-citée par les prêtres, courut aux armes auxcris de Viva la santa fe.de, ! força le vice-roi Pignatelli à se sauver en Sicile pour évi-ter la mort, et menaçait de s’ensevelir sousles ruines de Naples .
A défaut de courage militaire, cette po-pulace était animée par des passions vives ettumultueuses ; la résistance fut, comme lecaractère vif et léger de ce peuple, achar-née le premier jour, désordonnée et nullele second. Le 21 janvier, Championnet vic-torieux entra dans Naples .
I Que la cour des Deux-Siciles se fût décla-