CHAP. V. CAMPAGNE DE 1799.
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gne escarpée qui borde la Limmat et le lac,depuis Bruck jusqu’àUtznach ; ilabandonnala ville aux Autrichiens.
L’archiduc est paraly.sé par les ordres du cabinet.
L’archiduc, informé par le conseil auliquede la prochaine arrivée de Korsakof avec30 mille Russes , avait reçu Tordre de nerien tenter de décisif avant l’arrivée de cepuissant renfort, et demeura jusqu’au moisd’août campé derrière Zurich , ce qui donnale temps à Masséna de s’assurer dans sesbelles positions, et au Directoire de lui en-voyer des renforts.
Macdonald revient sur Modène .
Macdonald, sur ces entrefaites, avaitévacué Naples et Rome pour rejoindre Mo-reau : affaibli des garnisons, mais renforcépar la division qui avait occupé la Toscane ,il s’avançait avec 30 mille hommes surModène . Moreau détache la division Victorsur la Trebia , pour aller au-devant de Mac-donald; la jonction se fait, le u juin, àFirenzuola. Moreau fde lui-même des hau-teurs de l’Apennin pour descendre dans laplaine. Il comptait réunir les 34 millehommes de Macdonald avec les ie mille qu’ilavait en Ligurie . En s’emparant ainsi, avec50 mille hommes, de la ligne du Pô, il n’es-pérait pas moins que de dégager Mantoue ,ce que la dispersion des forces ennemies nerendait pas impossible. Rien n’entraîne eneffet à la dissémination imprudente desforces, comme des conquêtes rapides surun ennemi qui se dissémine trop lui-même.Les alliés en firent l’expérience : an momentoù Macdonald descendait de l’Apennin surModène, Kray était toujours devant Man-toue, HohenzollernetKlénau vers Bologne ,Ott à Parme, Seckendorf et Wnkassowichvers Ceva et Montenotte; Frolich observaitConi , Lusignan était vers Fenestrelles. Ba-
gration venait de soumettre Suze ; Suwarof,avec le corps de bataille de Mêlas et la divi-sion Kaim, assiégeait la citadelle de Turin ;enfin Bellegarde, descendu par la Valtelinesur Milan , allait mettre le général russe enmesure de réunir des forces assez respecta-bles dans les plaines centrales de la Bormida,et Haddick, laissé en Valais , gardait lesAlpes contre la droite de Masséna.
Dès que les alliés furent instruits de l’ap-proche de Macdonald, ils portèrent au-de-vant de lui les détachements de Klénau etde Hohenzollern, qui marchèrent sur Mo-dène , où ils furent battus séparément le 12juin: le dernier, assez sérieusement entamé,fut rejeté derrière le Pô ; le second se repliaun peu mieux en ordre sur Ferrare .
Suwaron'attaque sur la Trebia .
Suwarof, instruit de ces événements,laisse Kaim à Turin pour bloquer la cita-delle, part de celte ville à marches forcéespour joindre OU à Plaisance : il prescrit àKray de ne laisser qu’une division légèresous Mantoue , et d’accourir aussi, par Mez-zana-Corte. sur le Pô, où il espère réunir50 mille hommes, indépendamment de Bel-legarde qui reste vers Alexandrie pour ob-server Moreau. Suwarof, arrivé le 15 juinsur le Tidone, y t rouve Ott vivement pressé,le dégage et repousse Victor. Macdonaldconcentre le lendemain ses colonnes allon-gées, et attaque l’ennemi. Suwarof réunitaussi ses 33 mille hommes; mais Kray n’ar-rive pas, et les forces des deux partis sontbalancées. Un combat sanglant s’engage en-tre deux armées également exaltées, Tunepar le souvenir de ses anciennes victoires,l’autre par celui de ses avantages récents :les forces sont égales, les généraux seulssont différents.
Macdonald, qui attend Moreau par lepied de l’Apennin vers la gauche, commet