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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
Prise de la cavalerie prussieune et de Steltin,
Le grand-duc de Berg se multipliait; àpeine eut-il obtenu ce brillant snccès quela division de cavalerie légère de Lasalle fîtcapituler Stettin , qu’un gouverneur imbé-cille rendit à nos housards avec une gar-nison de 5 mille hommes. Murat se diri-gea aussitôt sur Passewalk, où la grandecolonne de cavalerie de Hohenlohe s’étaitréfugiée lorsqu’elle apprit le désastre deson chef. Six régiments de cuirassiers etune brigade d’infanterie, abîmés, il est vrai,par des marches forcées, se rendirent sanscoup férir.
Une seule brigade, coupée de Prenzlowla veille, se présenta près de Stettin ; legouverneur refusa de lui ouvrir les portesle 28, pour les ouvrir le lendemain à la pre-mière sommation de notre avant-garde.Cette brigade gagna Anclam, où la divisiondu général Becker l’atteignit et lui fit met-tre bas les armes.
RlUcbei' se relire sur le Mecklenbourj;.
De toute cette armée naguère si floris-sante, il ne restait plus que Blücher etl’ancien corps du duc de Weimar , com-mandé par le général Winning qui, aprèsavoir donné le change à Soult, était venupasser l’Elbe vers Sandau d’où il gagna leMecklenbourg.
Blücher, instruit de la défaite de Hohen-lohe , se rabattit aussitôt vers Neu-Strelitz où il joignit ce corps, ce qui lui forma unepetite armée de 21 mille hommes. Avant desuivre ses mouvements ultérieurs, il fautrevenir à mon armée.
Capitulation de Oustrin.
Davoust, après s’étre arrêté quelquesjours en avant de Berlin , avait pris laroute de Francfort sur l’Oder et de Cus-
trin. Cette place, située dans une île del’Oder , et que le major Heyden avait hé-roïquement défendue dans la guerre desept ans, se rendit à nos troupes légères,séparées de la place par le double lit dufleuve. Il fallut, pour en prendre posses-sion, que la garnison nous fournît des bâ-teaux ! Maître de ce boulevard important,Davoust n’ayant pas d’ennemis devant lui,prit aussitôt la route de Posen . Augereauoccupa Francfort ; mes gardes demeurè-rent à Berlin ; Ney restait au blocus deMagdebourg .
Pendant que mes aigles franchissaientd’un vol rapide l’espace entre le Rhin etl’Oder , et soumettaient en trois semainesl’espace qui sépare ces deux fleuves, je n’ou-bliais rien pour consolider ma puissance etassurer ces possessions.
Mesures pour prendre possession du pays entre leRhin et l’Oder .
Déjà Mortier, avec les deux faibles divi-sions du 8 ° corps, avait occupé la princi-pauté de Fulde. Le prince d’Orange, à quielle était échue en partage à la paix deLunéville pour l'indemniser du stathoude-rat, venait de combattre dans les rangs en-nemis. Je l’en punis par la saisie de sesétats. Mortier s’avança ensuite sur Cassel deconcert avec le roi de Hollande.
L’électeur, vassal en quelque sorte de laPrusse, et l’un de mes ennemis les plus pro-noncés, était parti pour l’Angleterre, em-portant avec lui un trésor considérable,fruit des subsides que sa maison avait con-stamment reçus de l’Angleterre depuis lacoalition contre Louis xrv en nos. Les 20mille hommes de troupes qu’il préparaitpour me combattre mirent bas les armeset furent licenciés par des forces inférieu-res. Le roi de Hollande s’avança ensuitesur le Hanovre avec l’armée gallo-batave,