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Tome premier.
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CHAP. IX. CAMPAGNE DE 1806.

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et après quelques légères escarmouches, ilinvestit la division prussienne de Lecocqdans Hameln et Nienbourg, s’empara pres-que sans coup férir de tout l’électorat,ainsi que du duché de Brunswick et desvilles anséatiques de Brémen et de Ham-bourg .

Les contingents bavarois et wurtember-geois, après avoir pris possession de Bareith,et couvert la droite de la grande armée danssa marche décisive, se dirigèrent parPlauensur Dresde et donnèrent la main à Davousten s’avançant vers l’Oder : ils formèrent le9" corps.

Les contingents des autres petits princesvinrent fournir les garnisons sur nos der-rières. Celui de Hesse-Darmstadt à SpandauetStettin; Nassau à Berlin .

Je détache les Saxons de l'alliance prussienne.

Je songeai aussi à me rat tacher les Saxons;déjà avant la guerre j’avais lancé une pro-clamation pour leur signaler les projets dela Prusse , qui ne tendaient à rien moinsqu’à les réduire à la condition d’une pro-vince prussienne. Je signai un armistice avecle général saxon pris à Iéna ; les restes ducontingent quittèrent l’armée prussienne àBalbi sur l’Elbe , et l’électeur entama aus-sitôt des négociations pour se rapprocherde nous.

BlUcher est poursuivi jusqu’à Lubeck .

Instruit de la réunion de Blücher avec lecorps du général Winning, je chargeai Ber-nadette de suivre cette petite armée enqueue, tandis que Murat la couperait deStralsund et de Rostock , et que Soult l’em-pêcherait de regagner le bas Elbe .

Escorté de la sorte, il était difficile qu’iléchappât. Blücher s’était dirigé sur Schwe-rin, après avoir soutenu un combat d’ar-rière-garde à Nossentin contre Dupont, et

un engagement de cavalerie assez brillantvers Criwifz. Tl paraît qu’il avait d’abordvoulu prendre le chemin de Gustrow , pourchercher sans doute à s’embarquer à Ros-tock ou à gagner Stralsund ; mais Muratétant déjà arrivé à Demnin, il se rabattit àgauche vers le Mecklenbourg avec l’inten-tion de se jeter sur le bas Elbe et de guer-royer dans le Hanovre . Prévenu de touscôtés, il se replia sur Gadebush-sur-Lubeck,où il arriva le 5 novembre. Bernadotte ymarcha par Schonberg et Soult par Ratz-bourg : la cavalerie de Murat les soutenait.

Arrivé par le nord, Bernadotte appritque le reste du détachement suédois quiavait si présomptueusement occupé le paysde Lauenbourg, venait de s’embarquer surla Trave à Lubeck . Le cours de cette ri-vière est sinueux ; la navigation jusqu’à Tra-vemunde difficile et lente : une brigade dela division Dupont, envoyée à moitié che-min vers Schlutup, enleva un bataillon desgardes et les restes d’un riche convoi.

Cette ville est emportée de vive force.

Nos colonnes, arrivées devant Lubeck le6 au point du jour, commencèrent aussitôtl’attaque. Bernadotte fit assaillir par la di-vision Drouet la porte de Mecklenbourg etle bastion attenant; la place n’avait qu’unesimple enceinte en mauvais état, mais à l’a-bri d’un coup de main; elle n’était pas ar-mée ; les Prussiens garnirent à la hâte lesremparts de leurs canons de campagne. Onassure que deux bataillons prussiens, im-prudemment placés en avant de la porte etculbutés par la brigade Frère, furent causeque nos colonnes entrèrent pêle-mêle avecl’ennemi. Quoi qu’il en soit, enflammés parleurs triomphes précédents, les braves des27 e léger et 94° de ligne se précipitent sur l’en-nemi, enlèvent le tambour palissadé de laporte et les batteries les plus voisines, et,