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Tome premier.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR. ETC.

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de la France, le système de la Confédérationdu Rhin . Un premier contingent de 8 millehommes se mit en marche pour me joindresur la Yistule. Je donnai aussi la dernièremain aux mesures nécessaires pour assurernos derrières.

Déjà, en quittant Berlin et Mésericz, j’a-vais prescrit à Mortier ce qu’il aurait à faireavec son 8 e corps. Depuis que les troupesde mon frère Louis, passées sous les ordresde Savary, avaient soumis les places de Ha-meln et de Nienbourg, elachevé la conquêtedu Hanovre , sa présence y devenait inutile,et il était retourné en Hollande, que lesAnglais auraient pu inquiéter. Mortier,ayant quitter la Hesse , vint dans le Meck-lenbourg, et dut prendre la garde de toutle littoral de la mer du Nord et de la Bal-tique, depuis Hambourg et les bouches duWéser jusqu’à Stettin , afin de surveiller lesSuédois et les Anglais .

Un vaste système était indispensable pournous donner une assiette tant soit peu so-lide dans les contrées immenses que nousvenions d’envahir avec toute l’impétuositéd’un torrent déchaîné, et où de grandesrésistances pouvaient encore se rencon-trer. Déjà quelques troubles venaient dese manifester dans la Hesse , où les parti-sans de l’électeur profitèrent de l’absencedu 8 e corps et des charges inévitables de laguerre pour exciter les esprits. Je donnaiaussitôt des ordres pour réprimer ces mou-vements. Des colonnes mobiles, envoyéesde Mayence par Kellermann, de Munsterpar Loison, et de Magdebourg par le gé-néral Michaud, firent tout rentrer dansl’ordre.

Kellermann organisait à Mayence, en ré-giments provisoires, les conscrits destinésaux différents corps d’armée pour porterleurs bataillons au complet. Ce mode, quicentralisait la surveillance en évitant les

petits détachements toujours dangereux,donnait ainsi à une multitude d’hommesisolés toute la consistance d’une force ar-mée respectable. Quatre de ces régimentsétaient déjà rendus à Berlin , où ils relevè-rent les contingents de Baden, de Wurtz-bourg, et la légion du Nord formée desoldats hessois et prussiens, enrôlés volon-tairement. Ceux-ci s’avancèrent entre l’O-der et la Vistule pour couvrir nos commu-nications et observer Colberg. Une divisionde cuirassiers , tirée d’Italie et réunie àLeipsick sous le général d’Espagne , s’ache-minait vers Posen et Thorn. Celle des gre-nadiers d’Oudinot, réorganisée à Berlin ,prenait la direction de Varsovie . Quatreautres régiments provisoires se formaientà Mayence; et mon armée, ainsi alimentéesuccessivement, trouvait dans cette orga-nisation un recrutement certain et des co-lonnes mobiles qui assuraient ses derriè-res. Personne n’a entendu comme moi lemécanisme de cette organisation sur lesderrières d’une armée, et ces levées succes-sives qni servaient d’aliments périodiquesaux régiments, et de réserves pour gardernotre ligne d’opérations.

Le roi de Prusse rejette l'armistice.

Quand le roi de Prusse reçut à Kœnigs -berg l’armistice signé à Charlottenbourg par MM. Luchesini et de Zastrow, il letrouva d’autant plus inadmissible, qu’il ve-nait de se lier tout récemment avec la Rus-sie par une convention signée à Grodno le20 octobre, et que le premier contingentrusse venait d’entrer sur le territoire prus-sien, sous ses ordres de Beningsen. Il re-fusa donc de le ratifier, et la continuationde la guerre était le seul parti qui restât àtous deux.

Nous allions ainsi nous rencontrer denouveau avec les Russes : la question était