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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
« d’artillerie et du génie auront l’attention« d’emporter, autant qu’ils le pourront, les« livres qui seraient de nature à leur être« utiles suivant les circonstances.
« Vous ferez connaître à la Porte que si« elle veut d’autres troupes vous lui en en-« verrez sur sa demande directe. Effective-<« ment, général, l’empereur vous autorise à« envoyer jusqu’à la concurrence de 5 mille« hommes sans ordres ultérieurs de S. M.« Cependant il faut pour cela que vous ayez« une réquisition bien énoncée du général« Sébastiani, et que le pacha sur le terrain« duquel vous ferez passer ces troupes ait un« firman fort en règle de la Porte. N’épar-« gnez pas les officiers d’artillerie et du génie« pourlesenvoyer à Constantinople ; ils vous<■ seront remplacés par des officiers que je« donne ordre qu’on vous envoie du royaume« d’Italie, et ceux-ci le seront par des officiers« qui viendront de France . Si vous êtes en<i fonds, l’empereur ordonne que vous fas-« siez passer 200,000 francs en or au général•I Sébastiani pour les employer aux besoins« des troupes, l’intention de S. M. n’étant« pas qu’elles soient, en aucune manière, à« charge à l’empire ottoman ; si vous n’ètes« pas en fonds, faites-le moi connaître, afin« que je prenne des mesures en consé-« quence »
Fermeté de ma contenance.
Malgré la diversion que cette guerrepouvait me faire espérer, les boues de Pul-tusk et le carnage d’Eylau n’étaient pas denature à m’inspirer une extrême confiance ;mais je n’en manquai pas une minute, parceque je connaissais le prix du temps, et quemes ennemis 11e l’avaient jamais apprécié.
Je pensais bien que le moindre signe defaiblesse perdrait tout, et j’agis comme sij’eusse été bien sûr de gagner ma partie.Satisfait des mauvaises explications du mi-
nistère espagnol, je lui demandai pour gagede sa sincérité le contingent stipulé par letraité de St-Udefonse ; il m’envoya 15 à igmille hommes sous le marquis de La Ro-mana, qui traversèrent la France pendantl’hiver, et que mon idée était d’abord d’em-ployer en Italie ; mais je les destinai ensuiteà garantir le nord de l’Allemagne des atta-ques de l’Angleterre.
Quoiqu’il fût prudent de ne point dégar-nir l’Italie , principal objet de convoitise desAutrichiens, j’en tirai les divisions Boudet,Molitor et une division italienne, qui se di-rigèrent en Saxe pour former avec les Ba-taves et les Espagnols une armée d’observa-tion sur l’Elbe . Je ne me décidai pas à évacuerNaples, persuadé que si je touchais au moin-dre anneau de cette vaste chaîne, tout s’é-croulerait bientôt. Saint-Cyr demeura à| Naples avec mon frère Joseph, et Marmontcontinua à guerroyer dans la Dalmatie con-tre les Monténégrins, soutenus d’une partiede la quinzième division russe. J’appelaimême Masséna d’Italie à la grande armée,tant j’avais à cœur de prouver à l’Autriche que l’idée d’une rupture de sa part ne mesemblait pas dans la sphère des choses pos-sibles.
Négociations actives au camp de Finkenstein.
Mon camp de Finkenstein fut une véri-table arène diplomatique; des négociationsindirectes s’y renouvelèrent avec la Russie et l’Angleterre. J'adressai une lettre au roide Prusse pour lui laisser entrevoir les con-ditions les plus favorables, s’il voulait traiteravec moi. J’espérais le détacher de la coali-tion, ce qui m’eût mis à même de traiter plusavanfageusethent avec les autres. Ces ouver-tures communiquées à la Russie et à l’An-gleterre conduisirent à des pourparlers.
L’empereur Alexandre n’avait compté in-tervenir dans cette guerre qu’en auxiliaire,