CH AP. X. CAMPAGNE DE 1807 .
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Russes sous les ordres du jeune Kamenski,et de la faire seconder par 5 à 4 mille Prus-siens qui s’avancaient par la langue de terredeNehrung.
Il est rare que de tels débarquementspartiels et compliqués réussissent; celui-ciéchoua. Les Russes n’avaient qu’un moyend’atteindre leur but : c’était de fondre dèsle lendemain sur notre ligne d’investisse-ment. Ils tâtonnèrent du 11 mai jusqu’au 15,et débouchèrent du camp de Neufarwasser.Après un rude combat, le général Schramétait près d’être enlevé, quand Lefebvre ac-courut avec une partie du corps de siège. Lecombat se prolongeait et tournait encore àl’avantage des Russes ; mais Lannes, ayantvolé au secours avec les grenadiers d’Oudi-not, ramena l’ennemi l’épée dans les reinsjusqu’à son camp. Les Prussiens, qui seprésentèrent trop tard, regagnèrent Pil-lau. Dès lors Kamenski n’osa plus riententer.
J’avais si bien prévu ce que l’ennemi pou-vait entreprendre pour sauver Dantzick,que j’avais ordonné à Mortier de quitter àla première alerte la Poméranie , et de serapprocher du siège; tandis que Brune,avec l’armée de réserve, s’étendrait pour leremplacer jusqu’au-delà de Stettin . Le corps(le Mortier, formé alors des divisions Du-pas et Dombrouski, ayant renforcé l’arméede siège, Dantzick ne put espérer aucun secours et capitula le 24 mai, après avoirsoutenu 51 jours de tranchée ouverte. Lesiège fit honneur aux assaillants commeaux assiégés. Kalkreuth , Lefebvre, ri-valisèrent de gloire, et la partagèrent avecles chefs du génie, ainsi qu’avec leurs sol-dats.
Kamenski n’avait plus rien à faire aueamp de Weichselmunde après la chute dela place; il laissa ce petit fort à la défensede sa garnison, et se rembarqua.
Les mêmes succès couronnaient sonarmes en Silésie , où la campagne n’avaitpas été sans activité durant l’hiver. Malgréles ressources considérables trouvées dansles places déjà soumises, le siège de Neissétait une opération délicate.
Une garnison de 6 mille hommes, retran-chée même au-dehors de la place, exigeait ,pour la réduire, un corps plus considérableque celui de mon frère Jérôme. Il avait àfournir un corps d’observation pour conte-nir la garnison de Glatz, où le généralKleist déployait de l’activité, et qui fit destentatives non-seulement pour troubler lesiège, mais encore pour surprendre Brcs-lau.Lefebvre-Desnouettes parvint à déjouerla première de ces entreprises, et secondépar le général Dumui qui commandait àBreslau, il força également Kleist à renoncerà la seconde.
Neiss, serrée de près, capitula enfin le r rjuin; la garnison, encore forte de 5 millecombattants, fut prisonnière, et nous trou-vâmes dans cette place plus de aoo bouchesà feu.
Glatz eut son tour, et malgré sa fortesituation elle se rendit le 14 juin. La garni-son, épuisée et découragée par ses entre-prises au-dehors de la place, ne fit pas larésistance à laquelle nous nous étions at-tendus. Cette prise acheva la campagne du 9 ecorps, où Vandamme se distingua, et avecmoins de 20 mille hommes prit en huit moissix grandes places, 1500 pièces de canon etprès de 20 mille prisonniers.
Situation des deux armées à la reprise des hostilités.
Pendant les trois mois de repos dont nousavions joui, l’armée russe avait reçu unedivision d’infanterie et la division entièredes gardes sous les ordres du grand-ducConstantin, forte de 30 bataillons et u es-
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