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Tome premier.
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CHAP. X. CAMPAGNE DE 1807.

56o

à Varsovie ; Masséna sur l’Omuleff; uncorps d’observation polonais aux ordres deZayonsheck à Neidenbourg ; Davoust àAllenstein, Hohenstein et Deppen; Ney àGuttstadt ; Soult à Eiebstadt et Mohrungen ;Bernadotte à Holland et Braunsberg ;Lannes à Osterode ; Mortier sur la basseVistule , en marche pour rejoindre [ 1 ].

îls laissent échapper Ney.

Benningsen avait le projet d’enlever leeorps de Ney, qui en effet était un peuavancé. Le 4 juin, l’armée russe se mit enmarche et s’établit, la droite près Wormdit,le centre à Arensdorf, et la gauche à Lau-nau; sur son extrême droite le corps prus-sien se dirigeait vers Spanden. D’un autrecôté un corps russe, venant de Seeburg,s’établit sur l’ÀUe entre Guttstadt et Allen-stein. Le lendemain, ce dernier força lepassage dé l’Aile à Bergfried, et se portacontre la droite de Ney, dont la gauche futattaquée en même temps par la gauche deBenningsen, tandis que le centre de l’arméerusse poussait par Wolfsdorf pour lui cou-per la retraite. Si les Russes avaient agivigoureusement, ils auraient pu se rendremaîtres de la route de Guttstadt à Deppen,et dès lors la perte de Ney eût été infaillible;mais heureusement ils manœuvrèrent avectant de lenteur, et ce maréchal, quoiqueattaqué par des forces triples, déploya aucontraire tant, d’énergie, de sang-froid etde courage, qu’il eut le temps de se retirerde Guttstadt à Ankendorf. Dans le mêmejour, la droite des Russes et le corps prus-sien firent des démonstrations sur la Pas-sarge. Doctoroff se présenta avec deux di-visions au pont deLomitten, qu’une division

fil Le corps de Lefebvre (le «T) fut fondu aprèsla prise de Dantzick; line partie forma la garnison,le reste fut donné aux corps de Lannes et de Mor-tier qui rentrèrent en ligne. Le 2' corps était en

de Soult défendit avec beaucoup de fermeté.Le général russe, après avoir fait de vainsefforts pour se saisir du passage, se rabattitsur sa gauche, soit qu’il fût rebuté, soitqu’il eût l’ordre de ne faire qu’une démons-tration. Il se rapprocha du corps de bataillevers Guttstadt. Les Prussiens avaient étémoins heureux encore au pont de Spanden,où Bernadotte avait réuni tout son corps;il parvint à les repousser, et fut blessé àcette occasion d’un coup de feu à la tête.

Le 6, les Russes se portèrent en troismasses sur Ney ; les petits lacs qui couvraientses flancs, forçant l’ennemi à des mouve-ments un peu larges, permirent à ce maré-chal de se replier sur Deppen, quoiqu’il fûtmenacé de tous les côtés à la fois : il réussità y repasser la Passarge, après une lutte quile couvrit de gloire.

Je mart’heà son secours.

Le 7, l’ennemi demeura stationnaire enface de Deppen : j’en profitai pour réunirmon armée. Je rejoignis Ney avec le corpsde Lannes, ma garde et la réserve de cava-lerie ; Mortier s’y dirigea à marches forcéespar Mohrungen ; Davoust se lia à la droitede Ney. J’ordonnai en même temps à Soult,qui avait rassemblé son corps à Liebstadt ,de franchir la Passarge à Wolfsdorf, afinde menacer les communications des enne-mis avec le camp retranché qu’ils avaientfait préparer à Heilsberg, et de les forcerpar là d’abandonner sans combat les bordsde la Passarge. Nous opérâmes la jonctionavec lui le 8 à Altkireh : Benningsen ne ju-gea pas à propos de nous attendre ; il se miten retraite sur Guttstadt, où il passa l’Ailele 9 , et regagna son camp de Heilsberg par

Dalmatie, le 9 e en Silésie : l’armée active avait donc7 corps et la réserve de cavalerie; la garde était des bataillons et îo escadrons. L’Allemagne était oc-cupée par Brune avec l’armée d’observation.