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Tome premier.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

stitution eût aussi rappelé des souvenirs tropamers à des puissances devenues mes alliées.J’y renonçai ; mais j’eus tort de ne pas in-stituer l’ordre du Mérite militaire en troisclasses, de même que la Légion d’Honneur :j’aurais pu donner plus souvent des récom-penses, et elles eussent été plus agréablesà l’armée.

Suppression du tribunal.

Cette année fut signalée par la suppres-sion du tribunat. Déjà déconsidérée parl’élimination de ses membres les plus distin-gués, cette assemblée était sans avantagepour la marche des affaires de l’état. Lecorps législatif suffisait pour entendre le dé-

veloppement des projets de lois et pour vo-ter ensuite leur adoption ou leur rejet. Lesénat, comme chambre haute, conservaitl’initiative des grands perfectionnements àfaire aux institutions publiques et le con-trôle des mesures de la première chambre.C’était un gouvernement muet, à la vérité;mais l’expérience nous avait un peu guérisdes déclamations de la tribune. La France aéprouvé en isi4 et en îsis si j’avais mal cal-culé , en me défiant des grandes assembléesdélibérantes où la passion domine toujoursplus que la raison, et qui sont toujours oubassement serviles quand elles flattent l’au-torité, ou enthousiastes et imprudentes àl’excès quand elles la combattent.