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Tome second.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR. ETC.

même sort. L’insurrection gagne de procheen proche jusque dans le Vorarlberg , et despartis nombreux se répandent jusque versKempsen, menaçant le Wurtemberg.

Faute de leur plan.

Aumême instant, l’archiduc Charles passel’Inn le 10 avril, et se dirige en cinq colon-nes sur Munich et Ratisbonne , où il doitréunir près de iso mille combattants. Cedébut tardif n’est pas la seule faute, on yen ajoute une non moins grave. L’arméeimpériale, d’abord rassemblée en Bohêmevers Pilsen , n’avait que cinq ou six mar-ches à faire pour tomber sur Ratisbonne ou surWurtzbourg, au centre de mes corpséparpillés. Un ordre supérieur amène legros de cette armée sur l’Inn pour débou-cher par l’Iser et Munich en Bavière ; c’étaitle triple du chemin. Passe encore si l’on eûtfait ce détour pour gagner le point décisif ;mais c’était au contraire s’en éloigner. Jedus mon salut à cette bévue, que les unsont attribuée au général Grune, et les

autres au général Meyer, mais dont l’archi-duc Charles dut gémir, puisqu’il la désap-prouvait et en porta toute la responsabilité.

Position de leurs armées.

L’armée dont ce prince fut nommé géné-ralissime, se trouvait en mesure d’agir dèsle mois de mars, sans l’étrange marche qu’onvient de rapporter. Par suite de ces nou-velles dispositions, elle ne put entrer encampagne qu’au mois d’avril et divisée endeux masses séparées par le Danube . Deuxcorps restés en Bohême devaient déboucherpar la rive gauche sur Ratisbonne ; le cen-tre et la réserve, formant trois corps, s’a-vançaient par Sehaerdîng ; la gauche, com-posée des corps de l’archiduc Louis et dugénéral Hiller, marchait par Munich etLandshut . Le tout formait no mille combat-tants, sans compter les levées auxiliairesbientôt disponibles, et la division du généralAmende destinée à déboucher en Saxe [1].Outre cela, une division de 10 mille hommessous Jellachich flanquait la gauche à Salz-

[i] Les forces dans cette campagne peuvent êtreévaluées comme il suit :

AUTRICHIENS. FRANÇAIS ET ALLIES.

1° L’Archiduc Ferdinand en

Pologne. 40 mille

2° Division am End,

Saxe . 13 mille

3» Corps de Bo-hême. Colo-wrath et Belle-garde. 50 mille [

4° Armée princi- ) 175 millepale sous l’Ar- Ichiduc Charles |en Bavière .

... 125 mille5" Division du Ty-rol. ........ lOm.Aut.

Chasteler. . . . 20m.Tyr,6° Armée d’Italiesous l’archiducJean.55 mille

1° Polonais. 18 mille

L’armée russearrivéeplustard. 35 mille2° Saxons, Eerna-dotte. Hollandais,

Gratien.20 mille

3° westphalienssous Jérôme. . . 15 mille

(Restèrent dansle nord).

4° Armée princi-pale :

2 e corps. Lannes. \

Oudinot. 25m. i3e Davoust. 45 m. I4e Masséna. 30m. > 142 mille7® Bavarois.30m.l8e wurtem- \berg. ... 12m. /

AUTRICHIENS. FRANÇAIS ET ALLIES.

Milices.

25 mille

Badois, Hessois, iNassau , confé-l 12 milledérés, etc. . . )

Armée du vice-roiet de Macdonald. 45 milleDivision de l’inté-rieur.15 mille

Le corps de Dalma-tie sousMannont. 15 mille

Les Autrichiens avaient environ 300 mille hommes,100 mille landwehrs, 700 pièces de canon. L’arméefrançaise comptait 140 mille hommes, ÿ compris lesgarnisons au Nord; elle avait so mille Allemandsconfédérés, îs mille Polonais, et 50 mille Russes quivinrent beaucoup plus tard, outre 50 mille hommesde l’armée d’Italie ; ce qui fait en tout 318 millehommes, avec 560 pièces de canon. Ainsi la partieétait à peu près égale; mais les Français se trouvaientdispersés, et un premier revers aurait pu faire gros-sir les rangs ennemis de 100 mille hommes, en dimi-nuant d’autant les leurs.