NOTES ET MÉLANGES.
occupait le royaume de Valence. L’armée anglo-portugaise est devenue aussi manœuvrière quel’armée française ; on a été battu par suite desévènements de la guerre, des manœuvres etdes fautes de Strategie à Talaveira, à Salaman-que , à Vittoria. On a perdu 'l’Espagne aprèscinq ans de lutte; on argumente mal à proposdu défaut de places fortes, l’armée française les avait prises toutes. Les Espagnols avaientprésenté la même résistance aux Romains. Lespeuples conquis ne deviennent sujets du vain-queur que par un mélange de politique et desévérité; et par leur amalgame avec l’armée.Ces choses ont manqué en Espagne . Si, commele dit l’auteur des considérations sur l’art dela guerre, on se fut amusé à faire des établis-sements sur l’Ébre , au lieu de marcher sur laSomosiéra, sur Madrid, Burgos et Benevente,pour chasser les Anglais , après les victoiresde Vittoria, d’Espinosa, de Tudella et de Bur-gos, on aurait eu contre soi 200,000 Anglais ,Portugais , Espagnols , en ligne , deux moisaprès, et l’armée française eût été chassée devive force au delà des Pyrénées .
Après le rembarquement de l’armée anglaise,le roi d’Espagne ne fit rien ; il perdit quatremois; il eut dû marcher sur Cadix , sur Va-lence , sur Lisbonne , les moyens politiques