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ÎIliMOlRES üli XA.POLÉOX.
Aussi imprudent que Charles XII , il dut éprouver la mêmecatastrophe. Il a voulu rejeter ses malheurs sur les ri-gueurs de la saison : d’abord il était aisé de prévoir qu'il
gneurs craignant leur révolte, les conduisirentdans leurs terres de l'intérieur de l’empire, àpeu près comme on conduit dos chevaux ouries troupeaux de bœufs.
Les esclaves étaient très-favorables aux Fran-çais , ils en attendaient leur liberté; les bour-geois ou esclaves qui avaient été affranchis clqui habitaient les petites villes, étaient fortrlisposés à se mettre en tête de l’insurrectioncontre la noblesse, ce qui fit prendre le partiaux Russes de mettre le feu à toutes les villessituées sur les routes de l’armée , perte im-mense , indépendamment de celle de Moscou .Ils mirent aussi le feu aux villages, malgrél’opposition des habitants, au moyen des Co-saques , qui, fort ennemis des Moscovites,éprouvaient une grande joie de leur faire dumal.
On n’a pas besoin de dire que les générauxde l’armée ne firent aucune remontrance àNapoléon; cette assertion est si absurde, qu’ellene mérite aucune réfutation sérieuse; ce sontdes dire de libelles.