avoir reçu l’ordre de son chef, firent que l’arme'e,quoique victorieuse, éprouva, par ces funestesévènements, les pertes résultant ordinairementdes journées les plus désastreuses. Elle repassala Saale au pont de Weissenfeld; elle devait s’yrallier, y attendre et recevoir des munitionsd’Erfurth, qui en était abondamment approvi-sionné, lorsque l’on reçut des nouvelles pré-cises de l’armée austro-bavaroise ; elle avait faitdes marches forcées, elle était arrivée sur leMein; il fallait donc aller à elle.
Le 3o octobre, l’armée française la rencontrarangée en bataille en avant de Hanau , inter-ceptant le chemin de Francfort ; quoique forteet occupant de belles positions, elle fut cul-butée, mise en déroute complète, chassée deHanau; l’armée française continua son mou-vement de retraite derrière le Rhin , qu’ellerepassa le a novembre.
Des pourparlers eurent lieu à Francfort entrele baron de St.-Aignan , le prince de Metter-nich, le comte de Nesselrode , et lord Aber-deen. Les alliés posaient comme bases pre-mières de la paix, que Napoléon renonceraitau protectorat de la confédération du Rhin , àla Pologne et aux départements de l’Elbe ; quela France resterait entière dans ses limites na-turelles des Alpes et du Rhin , et qu’on discu-