I
« J
t
NOTES ET MÉLANGES. J 2y
lerait une frontière en Italie qui séparât laFrance des états de la maison d’Autriche .
Napoléon adhéra à ces bases : le duc de Vi-cence partit pour Francfort ; mais le congrès >
de Francfort était une ruse mise en avantcomme le congrès de Prague , dans l’espoirque la France refuserait. On voulait avoir unnouveau texte de manifeste pour travaillerl’esprit public, car au moment même où cespropositions conciliatrices étaient faites, les al-liés violaient la neutralité des Cantons, en-traient en Suisse , refusaient de recevoir àFrancfort le plénipotentiaire français , et indi-quaient Chatillon-sur-Seine pour le lieu de laréunion du congrès; bientôt ils firent pressentircomme base de la négociation l’abandon detoute l’Italie, de la Hollande, de la Belgique ,des départements du Rhin et de la Savoie ; cequi replaçait la France dans les limites qu’elleavait avant 1792 : et par un projet de traité pré-liminaire , remis le i5 février, ils exigèrentqu’on leur livrât immédiatement les placesd’Huningue, de Béfortet de Besançon . De tellesprétentions n’étaient assurément pas de natureà être admises sans discussions. Les négocia-tions duraient encore lorsque les alliés décla-rèrent que le congrès était dissous.
Mélanges .— Tome II.
9