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Tome deuxième. [2/2.]
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"UE MOIItKS 11E NAPOLEON.

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XV e NOTE.

( Page 33g. )

On sait comment Na'pole'on parvint de l’ile d’Elbe jus-qu’à Paris . Il était à peine maître de celte capitale, lors-qu’il vit se de'clarer contre lui toute l’Europe et les deuxtiers de la France ; il n’avait pour lui qu’une armée dei 5 o,ooo hommes et le prestige d’un nom brillant de l’éclatde plus de trente victoires. Déjà plusieurs armées royalesse pressent dans l’intérieur, et 800,000 étrangers le mena-cent sur tous les points à l’extérieur. Attendra-t-il de sevoir attaqué par la réunion de tous ses ennemis , en se bor-nant à une guerre défensive ? ou bien prendra-t-il l’initia-tive des opérations, afin de troubler leur concert et de por-ter des coups importants avant qu’ils ne soient tous enligne? Il sc décide pour le dernier parti: il rassemble sestroupes, et le i 5 juin, il se met en marche sur trois co-lonnes en partant de Philippeville , Beaumont et Maubenge,pour aller passer la Sambre le même jour à Châtelet, Char-leroi et Marcliienne, à la tête de 100,000 combattants. Lereste de ses forces était occupé dans l’intérieur ou sur lesautres frontières. L’armée anglaise était cantonnée de Bru-xelles à Nivelle ; l’armée prussienne , aux environs de Fleu-ras et de Namur. Le projet du général français était d’allerse placer brusquement au milieu des cantonnements de cesdeux armées , d’empêcher leût réunion et de tomber sue-