NOTES ET MÉLANGES.
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cessivcment sur les troupes éparses avec toute sa cavalerie,qu’il avait formée à cet effet en un seul corps de ao,oooclievaux. Tout le succès de cette opération était dans la ra-pidité de ses mouvements ; il devait porter le même jourtoute son année jusqu’à Fleurus, par une marche forcée de8 ou io lieues, et pousser son avant-garde jusqu’à Som-bref, sur la route de Namur à Bruxelles ; mais, au lieu dese hâter d’arriver au milieu de ses ennemis, il s’arrêta àCharleroi , soit qu’il fût retardé par le mauvais temps, soitpar d’autres motifs. »
« Le lendemain, nous nous mettons en mouvement surtrois colonnes ; la colonne de gauche , forte de 35,ooohommes, prend la route de Charleroi à Bruxelles , et ren-contre une partie de l’armée anglaise en marche pour sejoindre aux Prussiens, aux Quatre-Bras , nœud de jonctiondes deux routes de Charleroi et de Namur à Bruxelles. On sebat de part et d’autre avec des succès variés.: mais enfinnous obtenons le point capital, celui d’arrêter la marchedes Anglais sur la route de Namur . Nos deux autres co-lonnes marchent, l’une sur la route de Fleurus, et l’autreà demi-lieue à droite. Cependant les Prussiens s’étaient ras-semblés avec beaucoup de célérité ; et lorsque nous arri-vons à Fleurus , à onze heures du matin , nous trouvonsleur armée en position, la gauche à Sombref sur la routede Namur à Bruxelles, la droite à St.-Amantl, ayant sonfront couvert par le ruisseau escarpé de Ligny ;nous arrivonssur leur flanc droit. La raison nous conseillait d’attaquercette ville: par là, nous évitions en partie les défilés du ruis-seau ; nous nous rapprochions de notre corps de gauche,qui se battait aux Quatre-Bras , de manière que les deux ar-mées pussent se donner mutuellement du secours, et enfinnous rejeltions les Prussiens loin des Anglais , eu les for-çant de se retirer sur Namur . Mais le général français agit
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