MÉMOIRES ru; NAPOLÉON.
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musc point à poursuivre les Romains, il prend uue routeopposée, remonte le Rhône , et arrive en quatre jours jus-qu’au confluent de la Saône (1). Publius , instruit du dé-part des Carthaginois , en homme d’esprit qui connaissaitla puissance de l’opinion sur les troupes, feint de les pour-suivre et s’avance jusqu’à leur ancien camp , où il arrivetrois jours après leur départ. 11 retourne ensuite au plusvite à ses vaisseaux , et embarque son armée (2).«
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« Aunibal continue à remonter le fleuve pendant plu-sieurs jours ; ensuite il quitte le Rhône , et prend à droitedans les montagnes , pour gravir cette chaîne des Alpes ,que , depuis le fameux passage, les anciens nommèrent lesAlpes pennines , du nom qu’ils donnaient aux Carthagi-nois (Pœni),et qui s’appelle maintenant le petit St.-Ber-nard. Ce fut donc un trait de génie de la part de ce
grand homme de diriger sa marche d’une manière si ex-traordinaire et imprévue, que les Romains 11e pussent con-
(1) Lyon est à soixante lieues d’Orange,c’est-à-dire, à dix jours de marche. Annibal n’apas été à Lyon .
(2) Quel esprit y a-t-il à perdre, dix joursen se laissant gagner du temps par son ennemi.Scipion fit une chose toute simple; il espéradéfendre le passage du Rhône ; mais comme ilarriva trop tard, il retourna à sa flotte.