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Tome deuxième. [2/2.]
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NOTES ET MÉLANGES. 3oy

Si Henri IV eût été reconnu roi de France par la ligue, sans avoir abjuré, que de garan-ties n’aurait-il pas fallu aux fidèles de l’églisecatholique, apostolique et romaine, c’est-à-direà la presque totalité de la nation, pour mettreen sûreté leur conscience, leur religion! Unhérétique eût été sur le trône l’ennemi dupape, des évêques, des cérémonies religieuses.

Henri IV fit disparaître toutes ces difficultés;il conquit l’amour des Français en abjurant,en rentrant dans le sein de l’église, et en s’as-sujettissant minutieusement à toutes les prati-ques du culte.

La position de la France en 181 4 avait quel-que chose d’analogue : Louis XVIII n’avait pointà combattre l’esprit de religion, mais il avaità rassurer la nation sut 1 la conservation de sesnouveaux droits, de ses nouveaux intérêts, deses nouvelles lois. Lorsque Sully et les hugue-nots les plus sages du parti délibérèrent, à Beau-vais, sur la conduite que devait tenir Henri IV ,« Il n’y a que deux partis, dirent-ils : abjureret rentrer dans le sein de l’église, ou détruireen France , par la force des armes, l’autoritédu pape, et substituer, dans toutes les pa-roisses, le prêche à la messe. » Or, comme cesecond parti était impraticable, qu’on ne pou-vait concevoir aucune espérance de réussir en

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