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Tome deuxième. [2/2.]
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3lO MEMOIRES DE NAPOLEON .

Ils étaient salariés de nos ennemis, cela' estvrai ; mais ils Jetaient ou auraient dû l’êtrepour la cause de leur roi. La France donna lamort à leur action et des larmes à leur cou-rage; tout dévouement est héroïque. Déplo-rables effets des commotions politiques qui'déplacent le premier pouvoir de la société !la vertu, l’honneur, sont renversés de dessusleurs bases ; chaque parti se voue avec fureurau culte de ses dieux, et se croit innocent enlui sacrifiant même des victimes humaines. Quiest à plaindre alors? la nation; qui est à blâ-mer parmi les hommes? un bien petit nombre,si l’on réfléchit que dans ces conflagrations uni-verselles , les circonstances quelquefois les plusminimes précipitent nos destinées indépen-damment de notre volonté, de notre caractère,et des résolutions prises la veille d’un évène-ment inattendu.

( Page 27. )

« Les titres de noblesse que nos braves avaient obtenusen répandant leur sang pour la patrie , étaient dénigrés pu-bliquement, et publiquement on anoblissait Georges Ca-doudal dans la personne de son père, pour avoir égorgédes Français , et tenté de commettre un parricide.»

« Georges, en voulant attenter à la vie de Napoléon, etc. «

Georges, en voulant attenter à la vie deNapoléon, agissait par ordre ; il méritait une