NOTES ET MÉLANGES. 3 I 7
l’ennemi, si funestes pour nos provinces, de sau-ver la capitale et d’éviter une grande bataille dontla perte ruinerait toutes les espérances de lanation. Ces.plçins-pouvoirs absolus, ce blanc-seing, il les a donnés le 4 ou le 5 février , ilne les a révoqués qu’après ses victoires; ainsipendant plus de quinze jours , si les alliés l’eus-sent voulu, la paix aurait été conclue et si-gnée à Châtillon , sans que le plénipotentiairefrançais eût été dans le cas de prendre de nou-veau les ordres de Napoléon, qui n’aurait pasété alors assez fort contre la situation des choseset contre l’opinion pour refuser de ratifier untraité signé; mais le but des alliés n’était pas lapaix : ils voulaient se venger des triomphes dela France ; ils se rappelaient ces jours de deuilpour eux, où l’aigle française planait sur leurscapitales. Les propositions de Châtillon , commecelles de Dresde, comme celles de Francfort ,n’étaient qu’un leurre qu’ils mettaient en avantpour tromper leurs peuples et semer la divisionen France .
Le plénipotentiaire français desira des in-structions précises sur les sacrifices qu’il pou-vait consentir. Napoléon était à Nogent-sur-Seine . Le grand-maréchal Bertrand et le duc deBassano, qui se trouvaient près de lui, le pressè-rent d’accéder à la demande du duc de Vicence ,en le laissant toutefois libre de s’écarter de