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Tome deuxième. [2/2.]
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320 MÉJVIOIJIES DE NAPOLÉON .

jet du traité préliminaire remis par les alliés àChâtillon . On ne pouvait reconnaître un ulti-matum dans un assemblage de propositionsrévoltantes. Abandonner tout ce que Napoléon avait conquis, il croyait avoir le droit d’en fairele sacrifice ; abandonner ce que la France ré-publicaine avait conquis, il ne se croyait pasle droit de le faire ; il l’aurait fait cependant,car le salut de la patrie impose des devoirs quipassent avant tout, si un traité de paix défi-nitif eût été le résultat immédiat de tant et desi douloureux sacrifices ; mais ce n’était pas untraité définitif qu’on lui proposait, c’étaientdes préliminaires de paix, c’était un armisticeles armes à la main ; ou plutôt c’était un ar-mistice par lequel la France aurait mis bas lesarmes, tandis que ses.ennemis auraient occupéles parties de spn territoire qu’ils avaient en-vahis, et les forteresses d’Huningue , Béfort,Besançon , dont ils exigeaient la remise. Un teltraité n’était autre chose à ses yeux qu’une ca-pitulation déshonorante. Il écrivit à son plé-nipotentiaire : « Pourquoi les alliés ne deman-dent-ils pas que nous leur remettions nos fusilset nos canons? Venez les prendre, serait laseule réponse à faire à de telles propositionsde paix. Les Romains, à la fin de la troisièmeguerre punique, avaient d’abord exigé que les