N O T K S ET MÉLANGES.
325
( Page a/n. )
« L’empereur en arrivant à Auxerre avait cru y trouverle maréchal Ney. « Je ne conçois pas , dit-il au général Ber-trand , pourquoi Ney n’est point ici; cela me surprend etm’inquiète : aurait-il changé d’idée ? etc,... »
Depuis que le maréchal Ney avait lait sasoumission, il correspondait quatre fois parjour par des courriers extraordinaires avec legrand-maréchal, faisant fonctions de major-général. On savait donc sa marche et le lieu oùse trouvaient ses troupes, ainsi que le jourqu’il devait arriver à Auxerre ; on ne pouvaitdonc avoir aucune inquiétude.
(Page »44.)
« Le lendemain , l’empereur en l’apercevant ( le maréchalNey ), lui dit : Embrassez-moi, mon cher maréchal, je suisbien aise de vous revoir ; je n’ai pas besoin d’explication nide justification : je vous ai toujours honoré et estimé comme\e brave des braves .Votre majesté pourra toujours comp-
ter sur moi quand il s’agira de la patrie ; c’est pour la pa-trie que j’ai versé mon sang, et je suis prêt à le faire encorejusqu’à la dernière goutte. Je vous aime, sire, mais la patrie
avant tout.Si vous n’étiez venu les chasser, nous allions
les chasser nous-inêmes , etc.... »
L’auteur a eu un rapport inexact de cet en-tretien, et d’ailleurs ce n’est pas ainsi que s’en-