3z6 MÉMOIRES UE NAPOLÉON.
tretiennent de vieux guerriers qui ont blanchisous le harnois; leurs discours ne sont pas ceuxd’un jeune Gracque de vingt ans. Le maréchalNey eût été mal venu de prendre un pareiltou ; car il était de fait qu’au lieu de comman-der à ses troupes, il avait été commandé parelles, et qu’il n’avait été décidé à abandonnerle parti du roi, pour se tourner du parti deNapoléon, que parce que déjà la plus grandepartie de ses régiments l’avaient abandonné etque le reste de ses troupes allait se déclarer.
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« Général Girard, on m’assure que vos troupes, connais-sant les décrets de Paris , ont résolu par représailles, défairemain basse sur les royalistes qu’elles rencontreront : vousne rencontrerez que des Français . Je vous défends de tirertin seul coup de fusil. Calmez vos soldats ; démentez lesbrnits qui les exaspèrent : dites-leur que je ne voudraispoint rentrer dans ma capitale à leur tête, si leurs armesétaient teintes du sang français . »
Pourquoi donc traîner à sa suite un parcde soixante pièces de canon que l’on s’étaitdonné tant de peine à organiser dans les arse-naux de Grenoble et d’Auxonne ? Ainsi donc si200 volontaires royaux eussent voulu tenir fer-me , le général Girard devait se rendre et re-mettre tous ses canons, puisqu’il ne pouvait