PIÈCES JUSTIFICATIVES.
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(juences,que je regarde comme un devoir de revenirencore, au risque de lui déplaire, sur ce que j’aimandé si souvent à votre majesté. Il n’y a pas de fai-blesse dans mon opinion , sire, mais je vois tous lesdangers qui menacent la France et le trône de V. M.,et je la conjure de les prévenir. Il faut des sacriiices,il faut les faire à temps. Comme à Prague , si nous n’yprenons garde , l’occasion va nous échapper; la cir-constance actuelle a plus de ressemblance avec celle-là que votre majesté ne le pense peut-être. A Prague , lapaix n’a pas été faite, et l’Autriche s’est déclarée contrenous , parce qu’on n’a pas voulu croire que le termefixé fût de rigueur. Ici les négociations vont se rompre,parce que l’on ne se persuade point qu’une questiond’une aussi grande importance puisse tenir à telle outelle réponse que nous ferons, et à ce que cette ré-ponse soit faite avant tel ou tel jour. Cependant plusje considère ce qui se passe, plus je suis convaincuque si nous ne remettons pas le contre - projet de-mandé , et qu’il ne contienne pas des modifica-tions aux bases de Francfort , tout est fini. J’ose ledire, comme je le pense, sire, ni la puissance de laFrance , ni la gloire de Y. M., ne tiennent à posséderAnvers ou tel autre point des nouvelles frontières.
Cette négociation , je ne saurais trop le répéter, neressemble à aucune autre, elle est même totalementl’opposé de toutes celles que Y. M. a dirigées jusque ici.Nous sommes loin de pouvoir dominer : ce n’est qu’ensuivant avec patience et modération la marche établie,que nous pouvons espérer d’atteindre le but : nous