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Tome deuxième. [2/2.]
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PIÈCES JUSTIFICATIVES.

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venir que la déclaration qui m’a été remise ne m’a passurpris. Je devais penser qu’on entrerait en discus-sion , ou bien qu’on remettrait un contre-projet, oumême un ultimatum, puisque le projet du iy févriern’en était pas un, pas plus que celui du i5 mars.

Votre excellence sait aussi-bien que moi que les len-teurs, les embarras, les difficultés de tout genre, étaientinhérents au mode de négociation adopté par les alliés.Si les intentions pacifiques de votre maître, l’ascen-dant de votre bon esprit, et toute la prépondérancede la puissance principale de la coalition, n’ont pufaire accepter, dans le seul, moment et sous la seulecondition oit elle pouvait l'être , ma proposition confi-dentielle du 9 février, jugez s’il y avait ici un moyenquelconque de faire faire un seul pas à la négociation.Vous voulez que nous cédions tout, et vous ne vou-lez pas nous dire ce que vous comptez faire de ce quevous nous demandez. Pour s’entendre , encore faut-il se parler : l’a-t-on voulu ? l’a-t-on pu ? Peut-être ,comme vous le dites, sommes-nous plus près de lapaix, après cette rupture, qu’auparavant. J’aime à lecroire, et il ne dépendra pas de moi que ce dernierespoir ne se réalise; je n’en aurais même nul doute sij'avais la certitude que vous et lord Castelreagh soyezles instruments de cette œuvre aussi glorieuse que dé-sirable. Il ne faut pas se le dissimuler, la paix ne peutse faire que par les hommes qui ont toute entière lapensée de leur cabinet.

Je m’afflige comme vous, mon prince, de la situa-tion de l’impératrice; elle montre un courage qui la