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Tome deuxième. [2/2.]
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484 MEMOIRES DE NAPOEIÎON.

l’équilibre de l’Europe , on pose en fait ce qui est enquestion et l’on affirme sans preuve le contraire de ceque les observations du 10 mars établissent et prou-vent par des faits et des raisonnements qu’on a refuséde discuter et contraires encore à ce que les souve-rains alliés pensaient et déclaraient au mois de no-vembre dernier ;

Que si l’Angleterre prouve sa modération par larestitution qu’elle promet à la Hollande, la France neprouve pas moins son désir sincère de la paix en pro-mettant aussi pour la Hollande un accroissement deterritoire ;

Qu’on a sûrement oublié que le prince vice-roi, enfaveur de qui l’empereur des Français renonce à unroyaume indépendant de la France , appartient pardes liens de famille à l’Allemagne autant qu’à laF rance ;

Que le grand-duché de Berg appartient tout entierau système fédératif de l’Allemagne proposé par lesalliés ; et que , quant à Lucques et Piombinô , on peutà peine leur donner le nom d’états;

Qu’ainsi, loin d’être essentiellement opposé à l’es-prit du projet des cours alliées, le contre-projet fran-çais est plus conforme à cet esprit qu’il n’était peut-être même naturel de le penser lorsqu’il ne s’agissaitencore que d’un premier pas vers le but de la négo-ciation ;

Qu’en effet le projet des cours alliées et le contre-projet français n’ont pu être considérés autrementque comme établissement, de part et d’autre, des