PIÈCES JUSTIFICATIVES. /|85
points de départ pour arriver de là au but qu’on sepropose réciproquement d’atteindre par une gradationde demandes et de concessions alternatives et mu-tuelles , soumises à une discussion amiable , sans la-quelle il n’existe point de véritable négociation ;
Qu’une preuve du désir bien sincère qu’a la France d’arriver à la paix, c’est que, par le contre-projet dui5 mars, elle s’est d’elle-même placée, du premiermot bien en - deçà de ce que les bases proposéespar les cours alliées, il y a quatre mois , et qu’elles dé-claraient alors être celles qui convenaient à l’équilibrede l’Europe , l’autorisaient à demander ;
Qu’il s’attendait à voir dans la séance de ce jourcommencer cette discussion qu’il n’a cessé d’offrir oude réclamer, et qu’au lieu de cela on lui annonce unerupture comme pour prévenir toute discussion ;
Il déclare en conséquence que, bien loin que larupture puisse être imputée à son gouvernement, ilne peut encore considérer sa mission de paix commeterminée ; qu’il doit attendre les ordres de sa cour, etqu’il est, comme il l’a précédemment déclaré, prêt àdiscuter dans un esprit de conciliation et de paix toutemodification des projets respectifs qui serait proposéeou demandée par MM. les plénipotentiaires des coursalliées; qu’il espère qu’ils voudront bien en rendrecompte à leurs cabinets, et que, pour donner un té-moignage de leurs dispositions personnelles pour ar-river à une paix qui est le vœu du monde > ils atten-dront les réponses de leurs cours respectives. Il déclareen outre que son gouvernement est toujours prêt àcontinuer la négociation ou à la reprendre de la ma-