52 I1NSTR. OUI SKK\. A AUCM. I.A PUISSANCE DK I. \ \ UK.perdre du côté de la netteté des images , mais encore de réduireconsidérablement leurs dimensions,ce (pii les rend d’un usuge beau-coup plus commode. L'n objectif achromatique est formé par lajuxtaposition do deux lentilles, fig. 51, dont l’une est convergente,et l’autre divergente. Ces doux lentilles ne sont pas faitesde la môme espèce de verre : la première est de verrevert, nommé par les Anglais crown gloss ; la seconde estde verre blanc, nommé {tint gloss. Lorsqu'un faisceau dorayons lumineux, émanés d'un point extérieur, vient tom-ber sur un pareil objectif, il est soumis successivementà l’action de ces deux lentilles : la première le rend con-vergent, et décompose en môme temps la lumière dont ilest formé; la soconde, agissant en sens contraire, détruitla décomposition qui a eu lieu, et diminue la convergencedu faisceau, sans cependant la faire disparaître complé-F'g. ai. tentent. En sorte que la réunion do ces deux lentillesfournit un objectif qui produit en définitive le môme effetqu’une lentille convergente qui ne décomposerait pas la lumière.Depuis l’emploi des objectifs achromatiques, on a pu pousser legrossissement dos lunettes au delà de la limite qu’Auzout avait eutant de peine à atteindre, tout en leur conservant des dimensionstpii permettent de les manœuvrer facilement. Mais, ainsi (pie nousl’avons vu, il est nécessaire d’agrandir l'objectif, en môme tempsqu'on augmente le grossissement, afin de conserver une clarté suf-fisante aux images ; la difficulté qu'on éprouve à obtenir de grandesmasses de verre assez homogènes pour servir à la construction desobjectifs fait qu’on est encore limité dans l’accroissement du grds-sissement; on ne peut guère, jusqu'il présent, aller au delà d'ungrossissement de 3 000. Le plus grand objectif que l’on ait encoroconstruit a 38 centimètres de diamètre; il sort des ateliers deM. Lerebours.
Les fortes lunettes sont habituellement munies de plusieurs ocu-laires de rechange, dont on sc sert,alternativement, suivant qu'onveut grossir plus ou moins l’image produite par l’objectif. Quandon observe un astre très lumineux, on emploio un oculaire quidonne un fort grossissement, et l'on n'a pas à craindre que la clartéde l'image soit trop faible. Si, au contraire, on observe un astredont la lumière ait peu d'intensité, on se sert d'un oculaire quidonne un grossissement moindre.
Nous avons supposé jusqu'à présent que l'oculaire d’une lunetteétait formé d une simple lentille faisant fonction de loupe. En réa-lité, l'oculaire est formé de plusieurs lentilles, disposées de ma-