' lo ° CHAPITRE I.
« et les plus beaux d’entre les sapins. J’ai pénétré jusqu’à l’extrémité« de ses limites et sa forêt du Carmel (1). »
Aujourd’hui, un sol aride occupe la place où était jadis la forêtd’Éphraïm, que les Éphraïmites ont commencé à abattre : « L’armée« marcha dans un combat contre Israël, et la bataille fut donnée dans« la forêt d’Éphraïm (2).» Des forêts de chênes existaient dans lesmonts Baschan (3) : « Ouvrez vos portes, ô Liban! et que le feu dé-« vore vos cèdres. Hurlez, sapins, parce que les cèdres sont tombés ;« ceux qui étaient si élevés ont été détruits; faites retentir vos cris,« chênes de Baschan, parce que le grand bois, qui était si fort, a été« coupé. »
La Bible mentionne encore d’autres forêts qui n’existent plus, tellesque celles de Khareth et de Khorcha, dans la tribu de Juda; la forêtqui couvrait le district de Baala, sur les frontières de Benjamin et deJuda. Josué (4) leur répondit : « Si vous êtes un peuple si nombreux,« montez à la forêt et faites-vous place en coupant le bois dans« le pays des Pharazéens et des Raphaïms, puisque la montagne« d’Ephraïm est trop étroite et trop petite pour vous.
« Mais vous passerez à la montagne, et vous gagnerez de la place« pour y habiter, en coupant les arbres et défrichant la forêt ; et vous« pourrez passer encore plus loin, lorsque vous aurez exterminé les« Chananéens. »
( 5 ) Alors le prophète Gad dit à David : « Ne restez point dans ce« fort; sortez-en, et allez dans le pays de Juda. » David partit doncde ce lieu-là, et vint au bois de Khareth, au couchant de Jérusalem.
Or, David demeurait dans le désert (6), daus des lieux très-forts,et il se retira sur la montagne du désert de Tèple, qui était couverted’arbres.
Elle (tribu de Juda) passe depuis le haut de la montagne jusqu’àla fontaine de Nephtoa(7), et s’étend jusqu’aux villages du montEphron; elle baisse ensuite vers Baala, qui est Cariathiarim, c’est-à-dire la Ville des forêts.
Nous pourrions multiplier les citations qui prouveraient qu’en Judéele déboisement doit être attribué en grande partie à l’accroissementdépopulation; néanmoins on est porté à croire aussi que les Phéni-ciens, qui se livraient au commerce maritime depuis les temps les plusreculés, ont dû déboiser aussi la Syrie et les côtes de la Libye (8).
(1) IVdes Hois, XIX, 23. — (2) Des Rois, XVII, 6. — (3) Zacli., XI, 2.
(4) Josué, XVII, 15-3; Samuel, XVIII, 6. —(5) 1 des Rois, XXll, 5. —(6) 1 desRois, XXIII, 14-16. — (7) Josué, chap. XV, 9 et 10. — (8) A. Maury, p. 96.