ÉTAT F011ESTIEU DE l’AFIUQUE. 249
A l’entour de Bloorafield, à peu de distance du lac de Canandaigua,il existe de magnifiques forêts de chênes.
A mesure que l’on s’avance dans le Canada, la végétation s’étiolepartiellement, et finit par devenir tout à fait rabougrie. Ainsi, au nordde Québec, on ne voit plus que des petits sapins, des bouleaux nainset des peupliers grêles (1).
CHAPITRE VI.
De l’état forestier des îles et de quelques contrées des côtes occi-den taies de l’Afrique.
Nous ne terminerons pas le tableau que nous venons de présenterdes forêts des continents sans dire quelques mots de l’état forestierdes îles.
Dans l’intérieur de l’île de Terre-Neuve, il existe une vaste forêtcomposée d’arbres de chétive apparence; cette forêt (2) couvre l’îlepartout où le sol est susceptible de produire des arbres : « Comme« celui-ci ne se compose que d’une coucbe peu épaisse, je fus tout«surprisde lavoir douée d’un tel degré de force productive, et j’at-« tribuai ensuite à l’âpreté du climat, conjointement au défaut de« profondeur dans cette couche de terre, le peu de grosseur et d’élé-« vation des troncs des arbres. Je m’enfonçai davantage dans les bois,« pour vérifier si elle ne résultait point de l’influence du voisinage de« la mer. M’y étant avancé jusqu’à 15 ou 20 kilomètres, je n’obtins« d’autre résultat que de remarquer que cet état de choses était un« caractère local. »
Dans les Antilles, une partie des îles ont perdu les .forêts qui cou-vraient les pentes de leurs mornes au moment de leur découverte ; lesautres les ont conservées.
Cuba n’offre plus que quelques grands massifs de palmas reales quidonnent une nourriture abondante au bétail.
Haïti n’a plus qu’une partie des magnifiques forêts qui s’y trou-vaient à l’époque de l’arrivée de Colomb.
On trouve encore à la Martinique une forêt, celle du Carbet, dont
(1) Mac Gregor, t. iv, p. 28. — t2) De la Pyiaie, Voyage à la côte de Terre*Neuve, p. 25 ; A. Maury, p. 80.