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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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CHAPITRE VI.

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la superficie est de plus de 6 lieues. Cette forêt renferme des gom-miers, des fromagers, des figuiers sauvages, des batatas.

A la Grande-Terre il n’existe plus de forêts.

A la Guadeloupe, les montagnes volcaniques sont toujours garniesd’une longue ligne forestière.

A Marie-Galande, il y a presque autant de bois qu’à l’époque de ladécouverte de Christophe Colomb ( 1 ).

A la Trinité, on trouve encore des forêts presque impénétrables dansle centre, surtout dans le voisinage de la montagne du Terrana.

Dans les îles de l’Océan, les bois touffus qu’elles renfermaient ontété éclaircis par les premiers navigateurs qui les ont visitées.

A l’île de Madère (Madeira, bois de construction), des forêts d’ar-disiers, qui s’avancent sur la côte, donnent une idée des forêts primi-tives qui la couvraient.

Les îles Canaries présentent encore des forêts vierges qui, étant dé-frichées, donnent naissance à de nouvelles essences, comme cellesd’Amérique. Après plusieurs régénérations, on voit reparaître les es-sences primitives.

A l’ile de Fer, on ne trouve que des massifs de genévriers, de pinset de mocans.

Il existe à Ténériffe, au nord-est, une grande ligne forestière, danslaquelle se trouvent les forêts delaLaguna,dela Goleta, deTaganana;au nord, la magnifique forêt d’Agua-Garcia.

L’île de Palma renferme encore des forêts séculaires.

En Afrique, sur la côte occidentale, les voyageurs ont signaléquelques forêts. Au nord de la Sénégambie et du lac Cayor, dans lapartie habitée par les Trazzahs, il existe plusieurs vastes forêts degommiers.

A l’embouchure du Sénégal, on trouve des forêts marécageuses demangliers (2), et dans la Guinée ou le Congo, le long des fleuves, desforêts vigoureuses.

Dans les environs de Sierra-Leone, il existe des forêts nainesd’ananas.

Au Cap de Bonne-Espérance, dans le pays des Hottentots et des Bet-chouanas, se montrent des forêts de hautes futaies, renfermant desessences nombreuses, parmi lesquelles on distingue Yilex nocea, lecurtisia faginea, le cunonia capensis, etc. (3).

La côte de Mozambique est couverte de forêts luxuriantes.

(!) M. F. de Navarrete, t. Il, p. 255. — (2) Adanson, Voyage au Sénégal, p. 34.— (3) A. Maury, p. 87 et suiv.